mercredi 28 avril 2010

Des chats et des garçons

J'ai toujours cru que les filles aimaient plus les animaux que les garçons. Beaucoup de petites filles veulent devenir vétérinaires (moi, y compris) et on voit beaucoup plus de chambres de petites filles aux murs recouverts de posters de chevaux, de petits chats ou de petits chiens (pas les miens par contre). Comme si quelque part, chez nous les filles, cet amour des animaux était inné. J'ai longtemps cru qu'aucun garçon ne pouvait aimer autant les chats que moi, mais c'était avant de rencontrer M. Devant ses chats, il est gaga, et même si je me moque un peu de lui, c'est en fait très attachant. Il adore jouer avec eux dans le jardin, il leur fabrique des jouets en tout genre et j'ai l'impression de voir un enfant s'amuser. Et puis, cet amour, les chats le lui rendent bien : ils viennent toujours vers lui et adorent squatter ses genoux. Il doit cacher une flûte à chats dans un coin, c'est sûr !

Mon frère est pareil. Lui et sa Kiba sont inséparables : il l'a eue trop jeune, elle n'était pas encore bien sevrée, et à cause de (ou grâce à) ça , elle le suit partout comme un petit chien. Je crois qu'elle le considère un peu comme sa maman, et c'est super touchant à voir. Dès qu'il s'en va, elle miaule, comme si elle avait peur de ne plus jamais le revoir. C'est un vrai petit pot de colle en poils.
Bref, tout ça pour vous dire que j'ai découvert un tumblr très sympa, cute boys with cats, où l'on peut admirer des photos de garçons avec leurs chats. Et ça me confirme bien que les filles ne sont pas les seules à aimer, voire adorer, ces petites bêtes.







J'enverrais bien une photo de M. avec un des ses chats, mais je ne crois pas s'il serait d'accord...

Je voulais aussi vous montrer cette image étonnante, vue sur Gatopoder, un site auquel tous les amoureux de chats se doivent de jeter un œil.

Tant que je vous parle de chats, j'aurais un petit service à vous demander : M. et moi nous sommes enfin décidé à accueillir un chaton chez nous. Si jamais vous entendez parler de gens qui donnent des petits chats ou si vous voyez passer des annonces intéressantes, n'hésitez pas à me contacter ! Merci d'avance :)

dimanche 25 avril 2010

Le langage des amoureux

Plus jeune, j'avais une relation privilégiée avec ma sœur. Elle était plus que ça, elle était une amie, puisqu'elle me connaissait mieux que tout autre. Nous avions notre langage, nos expressions, nos références. Ces moments de complicité partagés qui n'appartenaient qu'à nous et dont, quelque part, nous isolions les autres. En grandissant, il est difficile de garder un tel lien, puisque nous faisons notre vie, en restant proches, mais chacune de notre côté. Pourtant, cette complicité, ces moments partagés, ce langage secret, je les ai retrouvés, d'une autre manière, avec mon amoureux, M. Quand on est en couple, on partage des moments, on construit une relation, on se crée des souvenirs. M. et moi, nous avons tout de suite été très complices : suivant des études similaires, nous avions déjà beaucoup en commun, mais au fur et à mesure de nos conversations, nous nous sommes découverts encore plus, et voilà comment on crée des liens, tout naturellement.

Ce qui est vrai au départ l'est bien plus après, quand on vit avec quelqu'un : on commence à se créer un monde. On a ses habitudes, on connaît peu à peu les réactions de l'autre, sa façon de penser, et là où certains voudraient qu'une relation ne soit faite que de surprises, c'est justement ces moments familiers que j'aime le plus. Ces petites choses qui ne sont qu'à nous et qui font que nous sommes si proches. Entendre sa casserole de lait bouillir le matin, attendre qu'il entonne le générique du magazine de la santé, sourire de le voir rajouter de la mayonnaise (ou du ketchup, ou n'importe quelle sauce) dans presque tous ses plats, espérer que ses pieds chauds réchauffent les miens, si froids, rigoler lorsqu'il fait sa moue de poisson comme pour me dire : "tu t'es moqué de moi, là ?". Bref, toutes ces petites choses du quotidien que je connais par cœur et dont je ne me lasse pas.

Et puis, il y a ces histoires qu'on se crée, qui n'appartiennent qu'à nous, et que les autres trouvent sûrement étranges. Il y a maintenant plusieurs années, lors d'une de nos fameuses virées chez Ikéa, j'ai remarqué M. qui regardait un crabe jaune avec intérêt. Offrir une peluche à un garçon, c'est bizarre ? Quelques jours plus tard, je revenais de chez Ikéa, seule, une pince jaune dépassant de mon sac, ayant hâte de découvrir le visage de M. quand il la découvrirait. Voilà comment Crabby est entré dans notre nid douillet.

Et comment est née notre passion commune, et pas seulement culinaire, pour les crabes. Une sorte de private joke, de référence entre nous, un petit détail qui nous fait sourire bien des fois. Alors forcément, quand j'ai vu l'autre jour la décoration de Noël ci-dessous, je n'ai pas pu m'empêcher de demander à la vendeuse si elle était à vendre et de la ramener, même si c'est le mois d'avril et même si nous n'avons pas fait de sapin cette année...

Quand ma sœur l'a vue, j'ai bien compris qu'elle trouvait cette petite chose saugrenue. C'est ça aussi de partager des codes secrets avec son amoureux, les autres vous prennent un peu pour une folle...

Oh, et j'ai eu le droit à une jolie surprise dimanche : après m'avoir abandonnée toute la journée, et comme pour se faire pardonner, M. m'a ramené une Ponyo.


Là encore, rien qu'au son de "Ponyo", nous ne pouvons nous empêcher d'entonner sa chanson. Le langage des amoureux est parfois bien étrange...

jeudi 22 avril 2010

Au détour d'une rue

Une promenade sur les bords de seine, sous un soleil radieux. Il fait plus chaud que prévu, la veste est de trop. Les jolies filles commencent à montrer leurs jambes, les lunettes de soleil sont au rendez-vous. Partout, des gourmands se délectent d'une rafraîchissante glace après avoir dûment fait la queue pour obtenir ce délice si précieux. Les bords de l'eau sont assiégés, les gens s'installent et profitent de ce soleil revigorant. Nous parcourons la très longue rue Saint Louis en l'Ile, étroite et pavée. Elle nous offre de somptueux bâtiments, de magnifiques portes cochères, des petites boutiques originales, des restaurants et salons de thé qui font envie... Nous marchons, toujours tout droit, dans cette rue comme protégée, loin de tout, où les bruits de la ville ne nous atteignent pas. Nous nous arrêtons découvrir de jolis dessins, eux aussi assiégés, puis nous continuons notre route, au hasard, là où le soleil nous guide, le sourire aux lèvres, les yeux à demi-fermés, le plaisir en poche. Enfin, au détour d'une rue, une découverte, de celle qui font ces petits bonheurs du quotidien, et qui donnent envie de parcourir tous les recoins si riches de cette ville.




Au Vieux Paris d'Arcole
24 rue Chanoinesse
75004 Paris

vendredi 16 avril 2010

Mon amour des parsnips

Récemment, de son retour d'Australie, ma sœur m'a avoué n'avoir mangé que des burgers et ne pas avoir du tout aimé la nourriture là-bas. J'ai ressenti la même chose que lorsque des gens rentrent d'Angleterre et se plaignent à tout bout de champ de la nourriture anglaise ; bref, j'ai été déconcertée, et un peu énervée. J'ai passé un an au Royaume-Uni, et je n'ai eu aucun de mal à trouver les produits pour me faire ma popote à la française comme je le souhaitais (même du bon fromage, chez Tesco ou encore mieux, au marché français à Cardiff Bay), alors pour les plus réfractaires, qu'on ne me dise pas qu'on est obligé de manger "local" si on n'en a pas envie ! Mais surtout, quel est l'intérêt de partir dans un pays si ce n'est pour ne pas en découvrir la nourriture ? Lors d'un voyage, cet aspect culinaire a pour moi autant d'importance que d'autres aspects culturels et me permet de m'imprégner complètement d'un pays (du moins, j'en ai l'impression).

À Cardiff, j'ai adoré les scones, les crumpets, le carrot cake (le iced de chez Tesco, que de souvenirs...), les shortbreads, les baked beans (vive les English breakfast), le tuna melt, les pickles, les cornish pastries, les mince pies, cottage pies, chicken pies, la coleslaw, le fish'n chips, le Sunday roast dinner préparé par ma colocataire anglaise, y compris la gravy et surtout les Yorshire puddings. J'ai même aimé le Haggis goûté lors d'un merveilleux voyage à Édimbourg. Les deux seules choses qui ne m'ont pas enchantée : le Christmas Pudding et la Marmite. Bref, je suis amoureuse de cuisine anglaise (au grand désarroi de mon amoureux), j'adore traîner dans les épiceries anglaises, et je rêve de trouver un livre de recettes traditionnelles pour pouvoir me retrouver de nouveau là-bas...

Et puis, à Cardiff, j'ai découvert un légume étrange que je n'avais jamais vu auparavant : le parsnip, présent dans tous les supermarchés, même les plus petits. J'étais très intriguée par ce légume et ai donc décidé d'en acheter et de le cuisiner, un peu au pif. J'étais tombée amoureuse... De retour en France, je ne connaissais même pas le nom de ce légume en français, et surtout, je n'en trouvais nulle part, à mon immense désespoir. Heureusement, les légumes anciens sont revenus à la mode, et mon fameux parsnip (ou "panais" en VF, ce que j'ai découvert bien plus tard) est réapparu dans les rayons. Il a fallu tout de même que je sois à Paris et que j'aille faire un tour au "Retour à la Terre" (merci Parigote !) pour pouvoir en remanger. J'ai failli hurler quand j'en ai vu parmi les légumes, depuis le temps que j'en rêvais... Je peux vous dire que mon amoureux m'a pris pour une folle lorsque j'ai sorti fièrement mon sac de panais de mon panier, le sourire aux lèvres et le regard plein de fierté.



Velouté de panais et de pomme verte (pour 4)
(recette trouvée chez Michepopote)

1 oignon
2 gousses d'ail
1 c. à café de cumin
2 gros panais
1 pomme verte
3 grains de cardamome
750 cl de bouillon de volaille

Faites revenir l'oignon et l'ail hâchés dans une grande casserole avec un filet d'huile d'olive et le cumin pendant quelques minutes.
Entre temps, pelez et découpez en petits morceaux les panais et la pomme.
Les jetez dans la casserole avec les trois grains de cardamome et laissez cuire à feu très doux pendant 10 minutes en remuant de temps en temps.
Ajoutez le bouillon de volaille et amenez à ébullition. Laissez mijoter environ 15 minutes.
Passez au mixer et assaisonnez de sel et de poivre.

Je suis bien contente d'avoir trouvé cette recette, la pomme et le panais se marient à merveille et la cardamome relève parfaitement le goût. Mon amoureux, qui goûtait des panais pour la première fois, a adoré !

Côtes de porc aux panais rôtis (pour 2)
(recette modifiée et tirée du livre d'Alfred Hitchcock)

200 g de porc environ (côte, échine, le morceau que vous préférez)
2 beaux oignons
200 g de panais
50 g de beurre
1 c. à café de miel
1/2 c. à café de muscade
1 c. à café de vinaigre cidre
sel, poivre

Faites chauffer une grande casserole d'eau salée, puis épluchez les panais et coupez-les en tranches. Plongez-les dans l'eau bouillante 5 minutes.
Pendant ce temps, faites chauffer dans une poêle 25 g de beurre et le miel, puis mettez les panais à revenir dans le mélange en remuant bien.
Épluchez les oignons et coupez-les en deux, puis ajoutez-les dans la poêle et faites cuire une quinzaine de minutes. Ajoutez la muscade, salez, poivrez.
Quand les légumes sont cuits, ôtez-les de la poêle avec un écumoire, puis ajoutez dans la poêle le vinaigre et le reste du beurre, et faites cuire la viande porc dans ce mélange. Salez, poivrez.

Si vous voulez vraiment manger le plat préféré d'Alfred, il faudra choisir des côtes d'agneau (je n'aime pas l'agneau, à part en gigot, d'où l'utilisation du porc). Les panais rôtis au miel, c'est divin...

mardi 13 avril 2010

Un peu de court

Aujourd'hui, j'ai découvert un très joli court-métrage sur le blog de la méchante, et ça m'a rappelé que les courts-métrages savent aussi bien raconter une histoire que les longs, et surtout, qu'on n'en parle pas assez. Il en passe rarement à la télévision (ou alors trop tard donc il faut être très motivé pour ne pas les louper) et on en vend très peu en DVD. Le seul moyen d'en découvrir finalement, c'est d'assister à des festivals.

J'ai eu la chance d'aller au festival du court-métrage de Brest il y a 4 ans (et même de faire un peu l'interprète - vive le ventre en vrac et les mains moites) et donc de découvrir tout plein de courts-métrages en 3 jours. Certains ont fait un joli parcours depuis - je pense notamment au "Mozart des pickpockets" qui a eu le droit à une sortie DVD - et d'autres (la majorité en fait) ne sont malheureusement pas sortis du circuit des festivals. Parmi ceux-là, il y en a deux que j'avais particulièrement aimés, et dont j'ai réussi à trouver la vidéo ! Enjoy...

"A Supermarket Love Song" de Daniel Outram

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Désolée, pas de sous-titre et des accents écossais plutôt prononcés...


"Summer" de Hong Khaou

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La qualité de celle-ci n'est pas terrible, mais impossible de trouver une autre vidéo...

PS : Si vous voulez découvrir des courts-métrages et autres vidéos sympa, je vous conseille de chercher un peu sur Viméo. J'y ai perdu passé pas mal de temps aujourd'hui...

PS2 : Est-ce que vous savez s'il y a des festivals de courts-métrages à Paris ?

PS3 : Aucun rapport, mais "Glee" a repris aujourd'hui aux États-Unis, youpi !

vendredi 9 avril 2010

Le passage de l'Inde

Pour découvrir l'Inde, il a fallu que j'aille en Grande-Bretagne. C'est là-bas que j'ai mangé mon premier repas indien : bu mon premier lhassi, dévoré mon premier naan, adoré mon premier korma... Oui, j'avoue, quand je parle de découvrir l'Inde, je parle surtout de nourriture, mon côté goinfre je présume. Grâce à ma colocataire, j'ai aussi vu mon premier film indien, je suis rentrée dans ma première boutique de sari, et surtout, j'ai commencé à m'intéresser à ce pays qui à priori me faisait peur.

De retour en France, je n'avais qu'une idée en tête, partir en Inde. Je m'imaginais déjà là-bas avec ma colocataire C., marchant dans les rues en sari, me faisant tatouée au henné, découvrant de somptueux paysages, prenant un tuk-tuk et surtout, dégustant de "vrais" repas indiens dans des feuilles de bananier. Bref, tous les clichés qu'on peut se faire de l'Inde. Je n'ai toujours pas fait ce voyage, je ne sais pas si je le ferais un jour (ça n'attire pas trop mon amoureux). Je pense que mon idée de ce pays complexe a changé, maintenant que j'en ai découvert un peu plus à son sujet : j'aimerais beaucoup voir le Nord du pays, découvrir le Darjeeling, le pays du thé, voir avant tout des paysages, et m'éloigner des grandes villes, probablement car j'en ai un peu peur : la pauvreté surtout, les bidonvilles, la criminalité aussi. Pourtant, regarder ce pays en face, tel qu'il est, serait probablement une expérience humaine plus enrichissante.

En attendant de réfléchir un peu plus à ce voyage et à ma façon de l'envisager, je suis enfin allée faire un tour Passage Brady (je n'ai appris que récemment à quoi se référait ce titre de chanson). F. m'a offert un livre de cuisine indienne il y a bientôt 2 ans, impossible de trouver des ingrédients à Nantes, c'est maintenant chose faite !














La majorité des magasins et des restaurants étaient malheureusement fermés, mais ça m'a permis de prendre des photos plus tranquillement. Il y avait beaucoup de travaux et le passage semble quelque peu laissé à l'abandon. J'avoue avoir été un peu déçue par l'assez mauvais état du passage, je m'imaginais déjà au pays des merveilles (indiennes). J'essaierais d'y retourner un midi - une fois animé, ça doit être beaucoup plus engageant. L'épicerie Velan était elle ouverte (ouf !) : je suis passée et repassée dans les différentes allées, je voulais tout acheter. Heureusement, j'avais rendez-vous juste après, donc impossible de trop me charger : ma mini-cuisine encore à peu près organisée ne s'en portera que mieux.

J'ai trouvé du poivre long, je vais enfin pouvoir tenter le velouté de Loukoum.

Oh, et si vous connaissez un bon resto indien à Paris, je suis toute ouïe !

mardi 6 avril 2010

Once - ou l'envie de parler cinéma

Je vous avais parlé de The Bright Side Project, et du jour où j'ai gagné de jolies choses de chez Zoetropa. Pour ça, il suffisait de répondre à une question : "What is your favorite movie and why?". Mon film préféré... une question qui me semble impossible. Bien sûr, certains films tiennent une place particulière dans mon cœur : parce qu'ils me parlent plus que d'autres, parce que je me reconnais plus dans tel ou tel personnage, parce qu'ils ont eu une signification particulière à un moment de ma vie... Mais je serais bien en peine d'en choisir un en particulier.

Et puis, ce jour là, au moment de répondre à cette question, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pensé à "Once", film que j'ai vu à Lille avec A. et qui m'a beaucoup touché. Un film tout simple, sans gros budget, sans acteur connu, rien qu'une histoire, des personnages vrais et de la très belle musique. "Once", c'est l'histoire d'un garçon et d'une fille qui se rencontrent par hasard et se découvrent une passion commune pour la musique. Au gré de leurs conversations et des moments qu'ils partagent ensemble, ils deviennent amis, décident de faire une maquette et... Je n'en dévoile pas plus. Ce film, c'est une suite de petits moments de vie : impossible de ne pas se reconnaître un peu dans ces personnages, de ne pas sourire, être ému, et apprécier les magnifiques mélodies nées de leur rencontre (Oui, "Once" est un film très musical).

Un petit extrait : Falling Slowly - Glen Hansard et Markéta Irglova

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Si je n'étais pas abonnée à un magazine de cinéma qui avait à l'époque écrit un très joli article au sujet de "Once", je serais probablement passé à côté de ce petit bijou (j'y ai d'ailleurs repensé cette année au moment de me réabonner), surtout qu'il n'est resté qu'une semaine à l'affiche à Lille. Si vous l'avez loupé, je ne peux que vous conseiller (voire vous ordonner) une séance de rattrapage ! J'ai rarement autant souri en sortant d'une séance de cinéma, et rien que pour ça, ça vaut le coup.

Je me suis rendue compte que je vous parlais rarement de mes coups de cœur ciné, et pourtant, Dieu sait que j'aime ça. Promis, je vais essayer de corriger le tir...

dimanche 4 avril 2010

Vive les lapins

Je n'ai jamais cherché d'œufs dans le jardin ; il faut dire que nous n'avions pas de jardin quand j'étais petite, cette tradition n'a donc jamais "pris" dans notre famille. Par contre, nous avions bien évidemment droit à des œufs en chocolat, et à un en nougatine pour ma sœur qui n'aime pas le chocolat (?!). Je me souviens aussi avoir à plusieurs reprises caché mon œuf pour que mon papa gourmand ne subtilise pas ma friture (c'est ce que je préfère). Les papas gourmands, c'est ce qu'il y a de plus terrible à Pâques ! Aujourd'hui, même si nous ne sommes plus à la maison, ma mère lui achète toujours des petits chocolats, sinon il fait un peu la tête...

Bonne dégustation et Joyeuses Pâques à tous !

Merci à ma belle-maman pour le lapin en chocolat qui ne risque pas de faire long feu...

jeudi 1 avril 2010

Du bonheur d'être indépendante...

Je me suis toujours imaginée travailler dans un bureau, dans une atmosphère agréable avec des collègues sympa. J'ai fait des petits boulots et un stage qui m'ont permis de travailler avec les autres et de créer des liens avec des personnes qui sont aujourd'hui des amis. Ces expériences n'ont fait que confirmer mon envie de travailler avec les autres. Autant vous dire que le jour où j'ai appris que mon métier signifiait travailler en indépendante, toute seule à la maison, je suis devenue blême. Trop tard pour changer de vocation, surtout que c'est vraiment ce que je voulais faire, je n'avais plus qu'à m'adapter à la situation... Et pour quelqu'un qui a passé son cursus à la fac à bachoter ses partiels à la dernière minute et à rendre son mémoire sur le fil (imprimé et relié le jour même), devoir travailler seule sans le moindre encadrement, c'est assez effrayant...

Les premiers temps ont été difficiles : le jour où une société m'a appelée pour me confier mon premier travail en me demandant de leur donner un délai, j'ai eu beaucoup de mal à répondre. Et ça ne s'est pas arrangé quand j'ai dû gérer plusieurs projets en même temps, et parfois dans des délais assez serrés. Et puis il y a l'incertitude du travail en solitaire : à peine mon diplôme en poche, je devais rendre un travail parfait, sans personne pour me guider ou me donner des conseils. Bien sûr, mon diplôme m'avait formé à ça, mais seule face à mon ordinateur, dans ce métier où il est avant tout question de choisir, je ne faisais pas la fière. Heureusement, mon amoureux était là pour m'épauler, pour m'aider parfois (nous avons fait des formations similaires) et pour me supporter lors de mes moments de doute.

Une fois cette période difficile passée - même si je doute toujours assez souvent je l'avoue - je commence enfin à voir les avantages de travailler en indépendante et à en profiter. Je commence à l'heure que je veux, ce qui est très agréable pour une marmotte comme moi ; je fais mon planning en fonction du travail que je dois rendre ; le fait de ne pas avoir de collègues - même si mes camarades de promo le sont plus ou moins - me force quelque part à voir plus de monde en dehors ; je ne prends le métro que pour aller me promener et n'associe donc ce moyen de transport qu'au plaisir ; et je peux travailler sans être maquillée, bien coiffée, et dans une tenue cosy et confortable (vous devez m'imaginer en pyjama ou en jogging avec les cheveux hirsutes, mais ce n'est pas à ce point quand même).

La semaine dernière, j'avais moins de travail, ce qui m'arrangeait bien en vue de mon week-end à Lille, et comme ça, j'ai également pu prévoir une petite journée en amoureux avant d'abandonner M. pour 2 jours (je me sens toujours un peu coupable de partir sans lui...). Au programme, "Alice aux pays des merveilles" en fin de matinée, parce qu'après avoir écrit un mémoire sur la traduction des chansons dans "L'étrange Noël de Monsieur Jack" et admiré tous les premiers films de Tim Burton, je n'ai pas pu m'empêcher d'y aller, tout en sachant que je serais un peu déçue. J'ai trouvé ça beau visuellement et j'étais heureuse d'entendre la langue de Lewis Carrol en anglais, surtout le poème du Jabberwocky qui m'a fait sourire et m'a rappelé de douloureuses heures de traduction... C'est tout.


Puis, exquis déjeuner au Toraya, où tout est parfait : le cadre, le service attentionné, ma voisine japonaise qui maîtrise les baguettes à la perfection (je suis jalouse), mon menu "avocat" et les sandwiches au poulet de mon amoureux, et bien sûr, les wagashis accompagnés d'un délicieux sencha. Le tout dans une vaisselle sublime que j'aurais aimé discrètement subtilisé (comme au Momoka d'ailleurs).











Enfin, on s'est promené dans les quartiers chics pour atteindre la Galerie Acte 2 et voir de plus près les œuvres de Jill Greenberg, photographe américaine que j'ai découverte en travaillant sur une série. Son travail est assez particulier, mais vaut définitivement le coup d'œil.


Celle-ci m'a tout particulièrement plu.

Après une si agréable journée, je me dis que j'ai finalement bien de la chance de travailler en indépendante.