dimanche 14 novembre 2010

Envie de... (après tout, je suis une fille)

En ce moment, j'ai envie d'un tote bag (je garde le terme anglais, je ne connais pas de terme qui décrive ce genre de sac en français). Vous savez, ces sacs en toile tout simples, sans aucune poche, et dans lequel on passe forcément trois heures à chercher ses affaires. Pourtant, après en avoir déjà éprouvé quelques-uns, je me suis juré de ne pas en racheter, justement à cause du manque de poches et de ce côté fourre-tout pas pratique. Mais voilà, on dirait que les créateurs font tout pour me pousser à la faute....

Sac Touch my moustache, par Gewwybeans


Sac (trop) chouette, par Katherine J. Lee


Sac Mademoiselle Rose, par Audrey Jeanne


Sac Dancing Bear, par theblackapple


Vais-je résister encore longtemps ?

PS : Je vous parle très vite de ma nouvelle passion pour les chats à lunettes...

mercredi 10 novembre 2010

One is not the loneliest number after all

La solitude. Un sentiment complexe : parfois, on n'a qu'une seule envie, être seul. Pour respirer, réfléchir, avoir son intimité. À d'autres moments, la solitude est si insupportable qu'on sort de chez soi uniquement pour croiser des gens. La solitude, ce sentiment que j'ai mis tant d'années à dompter. Enfant, il n'en était même pas question. Même au moment d'aller dormir, ce moment où la solitude se fait le plus sentir, j'entendais la respiration de ma sœur à l'autre bout de la chambre. Je l'entendais se retourner, et parfois, cette question : "tu dors ?". Si la réponse était négative, s'ensuivait généralement de longues séances de discussions, des rigolades, et parfois même quelques chansons. Ça me paraît si loin...
Est venue l'heure du grand saut : vivre seul dans une ville inconnue, faire le premier pas vers des étrangers, proposer un ciné, un verre, un repas, n'importe quoi pour combler ses soirées en solitaire. Je n'ai jamais connu de plus longues soirées que celles très grises le dimanche soir à Brest dans cette grande chambre-salon à la moquette ultra-usée. Tout faire pour ne pas penser à la solitude, lire, regarder des DVD, et surtout ne pas regarder son profil msn en attendant désespérément qu'il se connecte...

Pourtant, aujourd'hui, je travaille seule. Peu enthousiaste au début, je commence à y voir de plus en plus d'avantages. Et je ne suis plus aussi seule maintenant. Bien sûr, j'ai toujours le cœur qui bat un peu et un sourire qui s'esquisse quand j'entends les clés de M. tourner dans la serrure, mais je ne "l'attends" plus. Et alors que j'ai répété pendant des années que je ne supportais pas d'aller au cinéma seule, depuis peu, je n'y vais presque plus que comme ça. Je vais voir tous les films qui ne tentent pas M., j'y vais l'après-midi quand mon travail me le permet (j'aime sortir de la salle directement dans la rue et être éblouie par cette lumière dont j'avais presque oublié l'existence), j'observe les autres spectateurs, je me demande pourquoi ils viennent seuls, pourquoi ils ont choisi ce film, quels films ils ont aimé dernièrement...

Pendant la séance des Rêves dansants, je me suis assise près d'une dame âgée emmitouflée dans son manteau. J'ai été heureuse de voir quelqu'un de cet âge profiter encore des plaisirs du quotidien et j'ai souri en la voyant sortir une tablette de chocolat de son sac de voyage rouge et le grignoter sans faire de bruit. Une maman et sa fille adolescente sont venues s'asseoir près de moi pendant les bandes annonces. En les voyant, je me suis surprise à penser : "un jour , si j'ai une fille, j'aimerais l'emmener au cinéma et j'espère qu'elle aura envie de découvrir des films de tout horizon...". Il y aussi eu Les amours imaginaires, que j'ai beaucoup aimé (mais j'ai préféré J'ai tué ma mère), pour le Bang Bang de Dalida, les belles robes de Marie, la maison au bord du lac, le thé sans madeleine, l'affiche d'Audrey Hepburn, les belles lettres scellées, le guest-star final qui m'a paru tellement logique que j'en ai ri... Et Buitiful, un film qui montre une autre Barcelone, celle des immigrants, des trafics, celle où ne vont pas les touristes. Pourtant, malgré certaines scènes très dures, une tristesse quasi-ambiante, un destin dont on connaît très vite l'issue, je n'ai pas trouvé le film déprimant. C'était beau, malgré toute cette noirceur, malgré ces rues sales, ces appartements délabrés, et j'ai trouvé cette magnifique scène dans la neige pleine d'espoir.

Et parce qu'il ne faudrait pas rentrer dans la routine, je suis allée voir hier soir The Social Network avec mon amie M. et contrairement à ce que je craignais, j'ai aimé. La scène d'entrée parfaitement rythmée, la neige, le débit incroyable et les yeux tristes de Jesse Eisenberg, les mouvements parfaitement coordonnés des avironneurs, l'histoire du poulet, les tongues du héros malgré l'hiver (j'ai souri en rependant que M. faisait la même chose), la musique de Trent Reznor, et puis Andrew Garfield : son look impeccable (même avec un chapeau hawaïen sur la tête, il est craquant), ses yeux sombres difficiles à sonder, sa colère maîtrisée (ou non) et enfin, son regard déçu et trahi, au bord des larmes. Si vous ne l'avez pas vu dans Boy A, vous pouvez foncer le louer ! Un très beau film qui ne laisse pas indifférent...

mercredi 3 novembre 2010

Words

Ça fait un moment que je veux vous présenter ces deux vidéos, et vu que je n'ai pas trop le temps de rédiger un vrai billet, ça tombe à pic !
La première intitulée Exercices préliminaires est signée Chloé Nicolay, étudiante aux Gobelins. Pour découvrir son travail, c'est par ici.




La seconde vidéo est sobrement intitulée Words. Elle est signée Will Hoffman et Daniel Mercadante (plus de leurs vidéos ici) et a été réalisée en parallèle à l'épisode du même nom de Radiolab, émission de radio américaine très intéressante que M. m'a fait découvrir (tout comme la vidéo, merci !). En la regardant, gardez bien son titre en tête (j'avoue, il m'a fallu un second visionnage pour vraiment la "comprendre").



PS : Une petite info pas vraiment en rapport avec le billet : le très joli blog de Sierralemon, It's oh so kawaii, a été choisi par la rédaction du magazine Elle pour le Grand Prix des Blogueuses. Si vous ne connaissez pas encore son blog, foncez-y, c'est plein de jolies choses : ses coups de cœur, ses inspirations, sa section DIY, ses chouettes colis, et puis ses très jolies créations. En plus, elle est adorable, alors votez pour elle tous les jours ici (soyez sympa !).

samedi 30 octobre 2010

Week-end éclair en Lozère, sans biscuits à la châtaigne*

Il y a 2 ou 3 mois, je préviens M. que nous sommes invités dans la belle-famille de ma sœur. "En Lozère ? Juste pour un week-end ?". Et voilà comment nous nous sommes retrouvés vendredi dernier dans le train (30 minutes de retard et rempli de passagers n'ayant pas eu leur train plus tôt) pour Nîmes, direction Florac. Un passage éclair puisque nous n'avons finalement pu profiter que d'une journée en Lozère. Une journée chargée donc, fatigante, mais aussi revivifiante et très agréable. J'y retournerais volontiers, mais pour plus longtemps, et surtout lors de la belle saison.

Il y a eu beaucoup de routes sinueuses (et mon petit cœur qui s'accrochait difficilement), une jolie balade brumeuse en forêt, des retrouvailles autour d'un petit déjeuner bien mérité, un chien très calme sur les genoux de M., le rire de ma tante qui a résonné dans la voiture, un sanglier, des ânes et un troupeau de moutons, une chambre d'hôtel aux murs en velours rouge, un petit neveu qui grandit, grandit, beaucoup de bises à faire (attention, seulement deux en Lozère), un délicieux cake à la châtaigne, la découverte d'un charmant potager, l'anniversaire de ma maman souhaité très vite, du chevreuil et de la biche bien saignants, des fous rires sur la piste de danse, des petites saucisses dévorées à l'apéro, de jolis souvenirs en photo, des lamas comme dans un rêve (merci Michel, hiiii !), des messes basses pour préparer un futur anniversaire, des fraises tagada tombées par terre, quelques larmes d'une touchante arrière grand-mère, des petits passages cachés dans la ville, un chat roux qui prend soin des clients de l'hôtel, des magasins qui ferment trop tôt, et quelques verres de trop peut-être. Surtout, le bonheur de se retrouver tous ensemble, même pour si peu de temps, jusqu'à la prochaine fois.

Balade en forêt par un matin brumeux :











Découverte de Florac, ses toits en lauze, ses rues en schiste et ses passages étroits :


















Rencontre inattendue avec des lamas :




Vous commencez à bien me connaitre, alors je vous rassure, on a aussi très bien mangé. Seulement, je n'ai pas osé prendre les plats en photo, de peur que la belle-famille de ma sœur me regarde d'un drôle d'œil (certaines amies me font déjà le coup...).


* Une des spécialités de la région, mais je n'ai malheureusement pas pu en ramener, le magasin était déjà fermé à 17 h (!).