mercredi 30 novembre 2011

La jupette du mercredi soir

Chose promise, chose due. Voilà donc le tout premier vêtement que j'ai fait toute seule, comme une grande - oui, je ne suis pas peu fière. Enfin, quand je dis toute seule, je dois quand même avouer que sans l'aide et les conseils précieux d'Anne-Charlotte, je ne me serais pas aussi bien débrouillée (merci encore !).
Bien sûr, en vraie perfectionniste, je trouve que cette jupe est un chouille trop grande - j'avais peur d'être trop serrée donc j'ai pris trop d'élastique - et le froncé de la ceinture n'est pas super égal, mais avec un ruban, on n'y voit que du feu ! Et pour un premier essai, je me dis que c'est pas trop mal. J'essaierai quand même de rajouter des passants quand j'aurais un peu de temps.

J'ai quelques idées pour de prochains projets de couture, mais chut, je ne dis rien, au cas où je ne m'y tiendrais pas...

PS : Y a-t-il de vraies couturières parmi vous ? Si oui, auriez-vous des livres (pour débutantes) à me conseiller ? Ou des projets pas trop compliqués à réaliser ? Merci d'avance :)

dimanche 20 novembre 2011

Une soudaine envie - la tarte caramel-noix de M.

Samedi, alors que je travaille, M. me dit soudain : "J'ai envie de faire une tarte". Je lui passe quelques livres dans lesquels il est susceptible de trouver des recettes, il les feuillette, mais en fait, il a déjà une idée en tête. "Tu sais, j'aimerais bien faire une tarte avec des noix." "Il y en a une dans le carnet du Café Suédois." Feuilletage, silence... "Elle est où la recette du caramel au beurre salé qu'on a fait pour la tarte l'autre fois ?". Et voilà comment M. cuisine ! Alors que je suis religieusement une recette (en tout cas, quand c'est la première fois que je la réalise), M. a déjà son idée, il sait ce qu'il veut faire et il pique des bouts de recettes par-ci, par-là. La pâte sucrée du livre de C. Kluger, le caramel à la fleur de sel de Beau à la louche, et pour les noix, c'est au feeling. Et moi : "Il est déjà 17h, tu es sûr que tu veux t'embarquer dans une recette aussi compliquée ?"

Je ne sais pas pourquoi je pose cette question... Depuis le temps, je devrais savoir que quand M. a une envie culinaire, il doit l'assouvir - comme cette soudaine envie d’œufs mimosa en sortant de la séance de Fantastic M. Fox, film certes gastronomique, mais où les œufs mimosa ne font pas d'apparition. M. fait rôtir les noix et noisettes, travaille la pâte (sa première !), fait fondre le sucre pour obtenir le caramel. Pendant que je suis sur mon ordinateur, je le vois s'agiter, faire des allers et retours vers la cuisine. Parfois - surtout pour la pâte - il me pose quelques questions. Les odeurs commencent à envahir l'appartement, la tarte prend forme, j'en ai l'eau à la bouche... C'est bien agréable de ne pas avoir à mettre la main à la pâte - j'ai proposé, mais non, M. voulait tout faire lui-même. Du coup, on l'a mangée un peu tard, vers 22h, mais ça valait le coup d'attendre !



Après un an et demi d'observation, d'hésitation, d'admiration, de tergiversation, je me suis fait plaisir et j'ai acheté deux de ces magnifiques assiettes Marimekko que M. et moi utilisons avec bonheur pour des occasions culinaires un peu particulières. Je craquerais bien aussi pour cette théière (c'est bientôt Noël, si quelqu'un que ça intéresse me lit...).

lundi 31 octobre 2011

De mes dix doigts

Je suis le genre de personne qui aimerait savoir tout faire, mais qui n'a aucun talent particulier et n'est spécialement douée en rien (à part dans mon boulot j'espère !). J'aime prendre des photos, mais je suis rarement satisfaite de mes clichés ; j'adore cuisiner, mais je me contente souvent de suivre bêtement une recette ; je n'ai pas touché à ma guitare depuis au moins 5 ans ; ma mère m'a appris à tricoter il y a un an, mais je n'ai pas encore fini un seul vrai ouvrage (pareil pour la couture, mais ça devrait bientôt changer, j'espère...). Peut-être aussi parce que cette envie de vouloir tout faire me pousse souvent à m'éparpiller et à papillonner de projet en projet. Dieu sait pourtant que j'en ai des projets, notamment pour redécorer notre appartement, mais je trouve toujours autre chose de mieux à faire, comme si quelque part, j'avais peur de ne pas réussir et j'abandonnais avant même d'avoir commencé....

Alors forcément, quand je découvre que Lucky, l'auteur du blog 365 Lucky Days, a décidé de créer une œuvre chaque jour (et qu'elle s'y tient !), je suis à la fois admirative et un chouia déprimée...





Mais ça me donne aussi envie de terminer tous ces projets qui me trottent dans la tête depuis des lustres ! Stay tuned...

La première photo a été prise au Super Market en mai dernier, un endroit qui fourmille d'idées et qui donne envie de se servir de ses dix doigts (et de soutenir de jeunes créateurs très doués).

jeudi 22 septembre 2011

En anglais, c'est une "custard tart"

Je ne suis pas très viennoiseries - sauf quand on m'en apporte gentiment pour le petit déjeuner. Quand je vais dans une boulangerie, les croissants, pains au chocolat et autres brioches me font rarement envie (ça changera peut-être quand j'irai à la boulangerie Du Pain et Des Idées* et que je goûterai leur fameux escargot pistache-pépites de chocolat). D'aussi loin que je me souvienne, ça a toujours été comme ça. Alors que ma sœur se réjouissait de pouvoir déguster son éternel croissant aux amandes, je me contentais souvent d'un pain au chocolat, par défaut. Jusqu'au jour où mon père nous a emmené chez Boubourg, petite pâtisserie nantaise tout en longueur où il allait déjà étant petit. Mon père a demandé un flan, et quand ce fut à mon tour de passer commande, comme je ne savais pas quoi dire, j'ai aussi dit "un flan". Mme Boubourg - dont j'ignorais le nom, mais qui est devenue Mme Boubourg après cette première visite - a demandé si on le voulait saupoudré de sucre glace. Mon père a dit "oui", puis s'est tourné vers moi. Encore une fois, ne sachant pas quoi dire, j'ai répété la réponse de mon père.

Chez Boubourg, les flans étaient ronds (un peu comme les custard tart justement), on aurait dit des tartelettes. Ils tenaient parfaitement dans la paume de la main, et c'était bien pratique pour les manger. Je ne me rappelle pas vraiment de leur goût, ni de leur texture, mais je sais que mon amour du flan a commencé ce jour-là. Souvent, en mordant dedans, le sucre glace voletait sur mon nez ou mes joues, ça je m'en souviens. Je n'ai jamais vu des flans de cette forme nulle part ailleurs et on ne m'a jamais plus proposé de saupoudrer mon flan de sucre glace. Boubourg est fermé depuis une bonne dizaine d'années maintenant et quand je passe devant ce qui était autrefois la boulangerie, je ne me peux m'empêcher de repenser à ces petits flans...

J'ai mis un bon moment à découvrir une bonne boulangerie dans mon quartier. Certes, il y en a plusieurs, mais il a fallu que je m'éloigne un peu de l'appartement pour découvrir celle qui me satisfait vraiment. Un peu chère peut-être, mais on y fait de très bons pains et, cerise sur le gâteau, un flan pâtissier à tomber. Hier, en fin d'après-midi, je suis allée chercher une boule de pain, et sur le chemin de la boulangerie, j'ai repensé à leur très bon flan. Ni une, ni deux, j'en ai acheté deux parts pour le soir, le plus difficile allant être de ne pas manger la mienne avant que M. n'arrive. Après un repas constitué de nems, d'une salade de cresson et de riz parfumé à la coriandre, j'ai sorti les flans du frigo pour enfin révéler la surprise à M. Ils étaient parfait : bon petit goût de vanille, pas trop prononcé, texture fondante, croûte dorée et fine, pâte légèrement croustillante. Et rien que pour ça, je veux bien marcher des kilomètres (ou presque)...

Le flan de la première photo est celui de l'Autre Boulange, ma nouvelle boulangerie donc. Sur la seconde photo, c'est celui de chez Pierre Hermé : il est probablement plus cher (je ne me souviens plus du prix), mais vraiment délicieux (même si, à choisir, je crois que je préfère le premier, plus "classique"). Au fait, vous n'auriez pas une bonne recette de flan par hasard ?

* Mingou me fait très envie à force d'en parler....