mardi 26 avril 2011

Un peu de pub et ça repart

Depuis que j'ai ouvert ce blog, j'ai reçu quelques mails de marques me proposant de tester leur produits. Je n'ai jamais répondu, car même si je ne suis pas contre recevoir des choses gratuitement, je n'ai pas envie de devoir me forcer à écrire un article pour vanter tel ou tel produit. Bien sûr, si une marque à laquelle je voue un amour infini* devait me contacter, je ferais peut-être une exception, mais bon, on n'en est pas là ! Et puis honnêtement, je ne pense pas qu'un de mes articles influencerait beaucoup de gens...

Par contre, c'est avec plaisir que je parle d'un livre, d'un artiste, d'une marque, que j'aime particulièrement, surtout si je pense vous le faire découvrir, et encore plus lorsqu'il s'agit d'aider un ami ou quelqu'un de ma famille. Je l'avais déjà fait pour mon amie Amandine**, et je me permet aujourd'hui de le faire pour Dara, le cousin de M. Dara est illustrateur et a sorti son tout premier manga, Appartement 44, il y a peu. Je comptais vous parler du premier tome sorti en juin dernier, mais entre les vacances et ma tête de linotte... Je me rattrape donc aujourd'hui puisque le deuxième tome est sorti le 14 avril. Petit résumé d'abord : quatre colocataires très différents - Coco la jolie musicienne fashion-victim, Gigi l'artiste au sale caractère, Mick le dragueur photographe et Jon, l'étudiant en lettres timide - et deux chats (bah oui !) partagent tant bien que mal un appartement parisien. Ce n'est déjà pas facile de cohabiter, mais si en plus les chats marchent au plafond et les kouign amann apparaissent comme par magie, où va-t-on ! Un extraterrestre a donc élu domicile dans l'appartement, mais qui est-ce ?


J'aime les mangas, mais je suis assez difficile en général. Il faut d'abord que le dessin me plaise, et si c'est le cas, que j'accroche ensuite à l'histoire. Pour le coup, le dessin est sublime : aucune case n'a été faite à la va-vite, le dessin est fluide, très agréable à regarder, et surtout, il n'essaye pas de copier les mangas japonais. En plus, l'histoire est très sympa : les personnages sont attachants, ils sont tous très différents et l'on se retrouve donc forcément dans l'un deux. Les situations sont souvent très drôles, les références bien trouvées, et très vite, on se laisse emporter et on a envie de savoir qui est l'extraterrestre. J'aime aussi beaucoup les apparitions de Zozo et Lulu, les deux chattes de la colocation (très très inspirées des deux chattes de Dara). En toute objectivité, si vous voulez passer un bon moment, n'hésitez pas. Et pour tous ceux que les longues séries refroidissent (c'est mon cas, et celui de mon porte-monnaie), celle-ci comptera 4 tomes en tout. Il n'y a donc aucune raison de se priver !



Et pour vous, en exclu, Zozo et Lulu en vrai (oui, je les connais) :



* En vrac, Petit Bateau, Sessun, les éditions Paumes et Penguin, Le Palais des thés, Des Petits hauts, LinaPoum, Marimekko, Michel & Augustin, Petit Pan, Anniel, Madame Mo (bon, j'arrête)...

** Le deuxième album de son groupe, Meringue, Alcohol and us, sort prochainement donc j'en profite pour leur faire un peu de pub. Vous pouvez écouter leur musique en cliquant sur leur pochette dans la colonne de gauche.

mardi 19 avril 2011

Des petits trous, des petits trous*

Les rayons du soleil rentrent difficilement dans l'appartement, mais la cuisine elle est toujours baignée de lumière. Vers 14h, une fois ma routine déjeuner-vaisselle terminée et avant de me remettre au travail, je reste parfois à la fenêtre, pendant quelques minutes, dans cette lumière réconfortante. Mes yeux se ferment, je profite de ces quelques minutes de bien-être, le temps s'arrête. Je rouvre les yeux à contrecœur, il est temps de repartir. Je laisse Mako sur le rebord de la fenêtre, étendu de tout son long, en train de prendre un bain de soleil. Que j'aimerais être à sa place... Avant de retourner à mon ordinateur, je jette un dernier regard à notre petite cour, cette cour qui m'a séduite dès notre première visite, qui m'a convaincue de choisir cet appartement. En ce moment, il y a un magnifique lilas presque sous nos fenêtres. Un jour, il y a quelques semaines de cela, j'ai regardé par la fenêtre et je l'ai vu, comme s'il avait fleuri en une nuit. C'est peut-être cette lumière si agréable qui m'a permis d'enfin le remarquer...

J'aime beaucoup le lilas : ses petites fleurs délicates, jolies et arrondies. Et son odeur surtout. Pourtant, je n'aime pas les odeurs fortes, je ne supporte pas celle du lys par exemple, mais celle du lilas me plaît tout particulièrement. Il y a quelques jours, lorsque je suis descendu chercher le courrier, je n'ai pu m'empêcher de m'arrêter près du lilas et de le respirer. Et là, tout d'un coup, j'ai murmuré : "le loto des odeurs". Ce jeu de société qu'on avait offert à ma sœur et qui de prime abord nous semblait bien trop éducatif est vite devenu l'un de nos préférés. Pourtant, les débuts étaient difficiles : l'odorat est un sens qu'on développe peu et nous avions donc bien du mal à reconnaître les fleurs et les fruits qui se cachaient derrière ces petites boîtes remplies de billes parfumées. À part la fraise et la noix de coco, nous n'allions pas bien loin. Et à force de tout sentir à la suite, les odeurs se mélangeaient. Peut-être est-ce ce qui nous a poussé à y jouer si souvent ? Grâce à notre persévérance, nous avons réussi à dompter un peu notre odorat. Et désormais, je reconnaitrais l'odeur du lilas (et celle du mimosa, que je trouve trop prononcée) entre mille. J'y rejouerais bien tiens...


* Référence à la célèbre chanson de Gainsbourg que j'aimais déjà enfant, notamment pour son rythme soutenu, mais que je ne comprenais absolument pas. Eh oui, je croyais que le monsieur poinçonnait des lilas, quelle naïve (ou cruche, au choix).

vendredi 8 avril 2011

Le retour du tote bag

Il y a peu, je vous parlais de mon envie de tote bags et de mon indécision devant tant de jolis modèles. J'avais finalement réussi à choisir. Puis, mon beau-frère, sur les conseils avisés de ma sœur (rare personne à connaître l'existence de mon blog), m'en a offert un pour Noël. Enfin, Pauline en a ajouté un super dans son colis surprise de Noël. Si on rajoute celui que m'a offert la jolie libraire d'à côté (ça fait des siècles que je dois vous parler de cette chouette librairie-galerie), je suis parée pour un moment. Du moins je le croyais... avant de découvrir ÇA :


Comme son nom l'indique, c'est un livre qui répertorie des tote bags (la couverture est signée Gemma Correll en plus). Je ne l'ai pas, mais le principe se décline en site (enfer et damnation !). Petit florilège :



Signé Domitille Collardey, une illustratrice que j'aime beaucoup.




Signé Memi the rainbow, qui fait aussi des tampons très sympa.


Toujours à ce sujet, Dawn Tan a collaboré dernièrement avec Harvest Textiles et a créé une très belle collection de torchons, tabliers et tote bags (parfait pour remplacer mon sac Tesco qui supporte de moins en moins les courses au Monop).


Aucun rapport, mais j'adore son manteau.

PS : J'ai réussi à faire un GIF animé, je suis trop fière !

jeudi 31 mars 2011

C'est de la faute à mon père (et à Pénélope)

Quand j'étais petite, j'étais émerveillée par la collection de bandes dessinées de mon père. Pour moi, c'était un véritable trésor. Je pouvais passer des heures assise à côté, une BD sur les genoux. J'en choisissais une un peu au hasard, en fonction de la couverture et du titre. Il y avait aussi quelques tomes fétiches : je ne saurais l'expliquer, mais j'ai lu Les trois vieillards du pays d'Aran une bonne vingtaine de fois. Parfois aussi, je tombais sur des tomes un peu osés... J'ai commencé à demander des bandes dessinées pour Noël ou mon anniversaire : les toutes premières, c'étaient les aventures du Marsupilami. Je rêvais de dormir dans son nid rempli de plumes, perché tout en haut des arbres. Plus tard, il y a eu ces étés dans le sud de la France et la chambre de N. rempli de Léonard, de Schtroumpfs et de comics (des X-Men surtout). Je m'ouvrais à un autre genre de bandes dessinées, toujours avec autant de plaisir. Encore un peu plus tard, il y a eu les mangas...

On dit souvent que les gens qui sont bandes dessinées ne sont pas romans, et vice-versa, mais malheureusement, la règle ne s'applique pas à moi. Après avoir dévoré les BD de mon père, je me suis à dévorer les romans de ma mère (qui a une bibliothèque de taille équivalente). Là aussi, un peu au hasard, en fonction du titre, du résumé. Mon amour pour les romans n'a pas plus diminué que celui pour les bandes dessinées, et ça, c'est problématique, autant pour mon porte-monnaie que pour notre appartement qui va bientôt être envahi...

Pour ne rien arranger à l'affaire, j'ai découvert il y a peu Les chroniques BD de Pénélope Bagieu. Et là, je défie n'importe quel amoureux de bandes dessinées de regarder ses chroniques et de ne pas avoir envie de tout acheter. Autant vous dire que 3 jours après avoir absorbé toutes les vidéos, je me retrouvais à la Fnac, à parcourir le rayon BD de fond en comble, mes bras de plus en plus remplis et mon cœur balançant entre plusieurs tomes. "Je prends celui-ci. Non, plutôt celui-là et l'autre. Je vais voir s'il n'y a pas cet autre-là en rayon." Et comme le prix monte très vite, il vaut mieux faire un choix. Voilà donc mon butin (non, je n'ai pas choisi en fonction des couleurs, mais tout ça est très jaune-orange).


Je ne fais pas vous faire de critique, Pénélope fait ça bien mieux que moi ! J'ai aimé les trois, pour différentes raisons. Riad Sattouf, j'accroche bien depuis un moment, et ce tome-là m'a franchement fait exploser de rire (M. aussi). J'ai beaucoup aimé le style subjectif de Dans mes yeux, ses dessins au crayon de couleur et la simplicité de son histoire qui parle forcément à tout le monde. Ça m'a donné envie de lire les autres BD de Bastien Vivès. Quand à Cinq mille kilomètres par seconde, les aquarelles sont tout simplement sublimes, chacune est une œuvre à part entière. Et l'histoire est aussi très belle et touchante.

Voilà, craquez vous aussi, comme ça je ne serai pas la seule à être influençable !