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mardi 16 mars 2010

Des korokke - comment faire manger des pommes de terre à M.

Mon amoureux (M. donc) est un peu enquiquinant en ce qui concerne les légumes. Il a une façon bien à lui de qualifier les légumes qu'il n'aime pas : ils ne sont "pas intéressant". Certes, vous allez me dire, comment un légume pourrait-il être intéressant ? Sans conversation, c'est un peu difficile. Ce qu'il entend par là, c'est plutôt fade et dont le goût n'a pas d'intérêt. Ce qui pour lui regroupe les haricots verts (sauf ceux de chez Momoka, mais je vous en reparlerai), le brocolis, la courgette, les asperges, etc. mais aussi la pomme de terre !

Autant vous dire que si je veux manger des patates, moi qui aime ça sous toutes ses formes (enfin, j'aime aussi les haricots, les courgettes et les asperges) , je dois ruser ! Soit je me résigne à faire des pommes de terre salardaises comme ma mamie, c'est-à-dire qui ont baigné dans du gras de confit de canard (complètement addictif et pas sain du tout), vu que forcément, quand c'est bien gras, il aime ; soit je trouve une recette un peu plus saine. Et là, merci encore à Kaori Endo (ah ce livre, une mine d'or) : certes, les korokke (ou croquettes de pommes de terre) sont panées, mais on est loin des pommes de terre salardaises. Il faut que j'arrête d'en parler, ça me fait drôlement envie...


Korokke (pour 4 personnes)

1 kg de pommes de terre fermes
1 petit oignon
100 g de steak haché
1 c. à soupe d'huile
50 g de beurre
Sel et poivre
2 œufs
Farine
Chapelure japonaise
Huile pour friture
1/2 chou blanc
Sauce Bull-Dog ou sauce pour okonomiyaki

Épluchez les pommes de terre et coupez-les en gros dés.
Faites-les cuire à l'eau en les salant en fin de cuisson.
Pendant ce temps, épluchez et hachez l'oignon. Faites-le revenir doucement à l'huile jusqu'à ce qu'il devienne tendre et transparent.
Ajoutez le steak haché à l'oignon. Augmentez le feu et faites revenir en écrasant le steak. Lorsque la viande est cuite, salez, poivrez et laissez refroidir.
Égouttez les pommes de terre, puis remettez-les dans la casserole sèche. Chauffez-les doucement en remuant pour faire évaporer le maximum d'eau, jusqu'à ce qu'elles commencent à coller aux parois de la casserole. Hors du feu, écrasez les pommes de terre (vous pouvez aussi les passer au moulin).
Ajoutez à la purée le beurre, l'oignon et le steak haché. Salez et poivrez généreusement.
Façonnez la purée dans la forme que vous souhaitez, tout en restant raisonnable avec la taille. Trop grosses, vos croquettes risquent d'exploser dans l'huile ou n'arriveront pas à cuire au cœur. Petite astuce : humidifiez vos mains avant de façonner vos croquettes pour que la purée ne colle pas.
Panez les croquettes : passez-les d'abord dans la farine, puis dans les œufs battus et enfin dans la chapelure japonaise. Un assistant (merci mon amoureux) ne sera pas de trop !
Si vous avez une friteuse, faites chauffer votre bain de friture à 180 °C et une fois que des petites bulles apparaissent à la surface (l'huile est prête !), plongez vos korokke sans surcharger l'huile et faites frire deux minutes de chaque côté. Si vous n'avez qu'une sauteuse/wok, remplissez le fond d'huile, puis procédez de la même façon qu'avec la friteuse.
Déposez les korokke sur un papier absorbant au fur à mesure qu'elles sont cuites. Dégustez-les sans attendre accompagnées de chou blanc émincé (ou de salade) et de sauce (Bull-Dog ou pour okonomiyaki).





Encore une fois, Kaori Endo a réjoui nos papilles. Et j'ai réussi ma mission : M. a mangé des pommes de terre avec plaisir ! Si jamais vous avez d'autres recettes de pommes de terre appétissantes, je suis toute ouïe.

vendredi 15 janvier 2010

Teatime with Shinzi Katoh

La première fois que j'ai vu des produits de Shinzi Katoh, c'était chez Bird on the wire et forcément, il ne m'a pas fallu bien longtemps avant de craquer pour son magnifique scotch Alice (qui trône sur mon bureau, sans but, car je n'ose pas m'en servir tellement il est joli). Je savais qu'il faisait aussi des sacs et de la papeterie (j'ai vu ça chez Les Fleurs), mais ce n'est que très récemment que j'ai découvert sa ravissante vaisselle. Et je ne sais pas si c'est une bonne idée...

En flânant de blog en blog, j'en ai découvert un nouveau (que je suis depuis avec plus d'attention) qui parlait d'un charmant magasin comme je les aime où on vend pleins de trucs ravissants (donc indispensables), et notamment de la vaisselle de Shinzi Katoh. J'ai parcouru vite fait le magasin en ligne et je suis retournée travailler en me disant "il faudra que je retourne regarder ça de plus près".

Quelques jours plus tard, plus moyen de retrouver le nom du magasin en question, ni celui du blog qui en avait parlé. Misère, misère, que faire ? Et là, l'impensable s'est produit, j'ai eu la bonne idée d'aller carrément jeter un œil au magasin en ligne de Shinzi Katoh. Bien sûr, je suis tombée en pâmoison devant tant de jolies choses, et en particulier devant la vaisselle (surtout que j'ai des envies d'assiettes, de couverts, etc. depuis un moment). Avec un coup de cœur pour la ligne Alice, juste parce que, et la ligne Tea for Two, parce que je la trouve originale et ingénieuse.




Depuis quelques jours, j'hésite à commander, et ce pour 3 raisons :
1 - Noël, c'était presque hier, et j'ai déjà été bien gâtée en cadeaux, alors bon, me faire des cadeaux aussi tôt... En plus, mon amoureux m'a déjà offert de la vaisselle pour Noël.
2 - Entre les cadeaux de pendaison de crémaillère, la vaisselle récupérée chez les parents et les coups de cœur Isak et cie, on a déjà largement ce qu'il faut en couverts, assiettes, mugs, verres, théières, etc.
3 - À moins de rajouter des placards au plafond, je ne vois pas comment on pourrait ranger plus de vaisselle dans notre petite cuisine.

Si vous me trouvez une bonne raison, je suis toute ouïe !

samedi 7 novembre 2009

Wagashi d'Octobre

Je vous l'avait dit, j'ai suivi le deuxième cours Wagashi à la Cocotte dans le cadre des cinq cours de Chihiro Tokioka, pour tout apprendre sur la pâtisserie japonaise. Cette fois, nous avons appris deux nouvelles recettes : l'anmitsu à l'agar-agar au matcha et les daifuku aux marrons.

J'étais très contente d'apprendre une recette à l'agar-agar, ma bête noire. Une amie m'a offert un livre de recettes asiatiques et une magnifique photo de "gelée neigeuse aux framboises" m'avait donné envie de tenter la recette. Malheureusement, les instructions étant assez vagues, mon agar-agar n'avait pas pris et depuis, je n'avais pas osé en réutiliser. C'est maintenant chose faite grâce aux bons conseils de Chihiro.

L'anmitsu (mitsu = sirop, an = haricots rouges) est apparemment un dessert japonais très apprécié et à la carte de tous les salons de thé qui se respectent. Il se compose d'agar-agar (gelée) aromatisée à ce qu'on veut, de fruits frais, de pâte d'azuki et de chantilly. Chihiro nous montre comment faire cuire l'agar-agar pour obtenir une consistante parfaite, on y ajoute du matcha un peu dilué (pour 5 personnes : 2 c. à soupe de matcha diluées dans 1 c. à soupe d'eau et 1 C. à soupe de sucre) et hop, au frais pendant 30 minutes minimum, dans un grand tupperware rectangulaire !


La dégustation, accompagnée d'un mug de thé vert, est un délice. C'est frais, simple et raffiné. L'agar-agar n'est pas trop sucré, ce qui contrebalance avec la pâte d'azuki et la chantilly. Et comme je l'avais déjà remarqué lors de la réalisation de mon tiramisu matchaesque, les framboises se marient très bien avec ce thé vert.



Le tout recouvert d'un sirop au matcha, miam...

Arrive ensuite la préparation des daifukus : ces petites pâtisseries japonaises qu'on mange principalement au goûter me tentent depuis un moment, mais je n'en avais encore jamais goûté. Je me suis dit que ce cours était donc l'occasion rêvée de rattraper ça ! Pour l'anecdote, le mot daifuku est composé de deux kanji, dai et fuku, qui signifie respectivement "grand" et "ventre". Cette expression n'étant guère réjouissante, on lui a préféré un autre sens du deuxième kanji pour obtenir ainsi "grand bonheur".

La cuisson de la pâte est particulièrement délicate si l'on veut obtenir la consistance parfaite. Une fois le sucre, la farine shiratamako (faite uniquement à base de riz gluant mochigone) et l'eau mélangé, on met notre pâte au micro-ondes pendant 2 minutes, on mélange bien, et on reproduit le processus 2 à 3 fois jusqu'à obtenir une pâte transparente. Très bien, mais je n'ai pas de micro-ondes à la maison !!!! On peut aussi la faire cuire à la vapeur, donc je tenterai comme ça, mais j'ai un peu peur du résultat...


Une fois que la pâte est prête, Chihiro recouvre un plateau de katakuriko (de la fécule de pomme de terre à la texture très étrange) et on malaxe. Ensuite, on en coupe des petits morceaux et on forme des petites boules. La suite, c'est la partie rigolote et facile. Puisqu'on fait un daifuku aux marrons, on prend un marron confit japonais, assez différent de nos français, on l'entoure de pâte d'azuki, puis on insère cette boule dans notre boule de pâte, auparavant aplatie. Dit comme ça, ça semble complexe, mais pas du tout !

Les petites boules jaunes, ce sont les marrons.

Mes marrons recouverts de pâte aux haricots rouges.


Je suis vraiment fan des daifukus, ça y est ! Par contre, la prochaine fois, je tenterai avec un autre fruit, parce que je ne suis pas trop marron, et même quand ils sont japonais... Apparemment, c'est délicieux à la fraise. Mon amoureux et moi avons tellement aimé les daifukus que je n'ai pas pu m'empêcher d'aller en acheter chez Kikoumaru, en attendant d'en refaire (avec lui, il a très envie d'apprendre). Je rêvais des daifukus frais à la crème de matcha de Suzu, je devrais me contenter de ceux empaquetés, qui sont ma fois pas mal du tout.


Et j'ai vraiment adoré ce cours à la Cocotte, peut-être plus que les autres, car j'ai trouvé les autres élèves très ouvertes. On a discuté, de nos goûts et expériences culinaires japonais, de nos adresses, aussi japonaises, à Paris, tout ça dans la bonne humeur et avec l'envie d'apprendre et de partager.
Et en plus de découvrir les daifukus, j'ai enfin goûter la pâte de haricots rouges et ça y est, je l'ai adoptée. J'en ai acheté chez Kioko une semaine après le cours et je suis fin prête à tenter toutes les super recettes aux azuki de Mingou.

jeudi 22 octobre 2009

Le vert, c'est délicieux

Vous avez dû le remarquer, j'aime beaucoup le vert. À porter, j'ai du mal, parce que je trouve que ça ne me va pas forcément bien au teint, mais à manger, miam !! Quand je parle de vert là, je ne veux pas dire légumes, même si je suis plus légumivore que carnivore, mais je parle surtout de mes arômes préférés du moment, la pistache (que vous reverrez sûrement très bientôt) et le matcha que je ne vous présente plus.

Aujourd'hui, je vous fait donc partager une recette extra facile et super bonne à base matcha, au cas où vous n'auriez pas encore compris à quel point j'aimais ça.

Sablés au matcha

Pour une vingtaine de sablés :

100 g de beurre demi-sel ramolli
50 g de sucre glace
1 jaune d'œuf
90 g de farine
40 g de poudre d'amandes
2 c. à c. de matcha
2 c. à s. de sucre cristallisé

Dans un saladier, battez le beurre et le sucre glace. Ajoutez le jaune d'œuf et mélangez.
Dans un bol, mélangez la farine, la poudre d'amandes et le matcha. Versez dans le saladier et mélangez pour former une boule. Roulez-la en boudin de 4 cm de diamètre, emballez dans du film alimentaire et laissez 2h au frigo (ou 40 min au congélateur).

Préchauffez le four à 180°C et couvrez la plaque du four de papier sulfurisé. Mettez le sucre cristallisé dans une assiette creuse et roulez-y la pâte.
Avec un couteau bien aiguisé, coupez-la en rondelles d'1 cm d'épaisseur et mettez-les sur la plaque.
Enfournez 12 min environ, jusqu'à ce que les sablés dorent sur les bords. Laissez refroidir sur la plaque avant de déguster.

Personnellement, j'ai fait des sablés plus fins, mais tout est histoire de goût. En tout cas, encore une expérience au matcha réussi !

Je ne comprends pas d'où me vient ce soudain amour du vert, quand je pense que ma mère a horreur de cette couleur et ne m'en faisait jamais porter...

samedi 17 octobre 2009

Wagashi de Septembre

Je vous avais parlé il y a un moment de mon deuxième cours de cuisine à La Cocotte. Lors du cours, je n'ai pas pu prendre beaucoup de photos, vu que j'étais trop occupée à écouter et à cuisiner. J'attendais donc que les photos soient dispo sur le site de la Cocotte pour rédiger ce billet, mais j'ai vraiment envie de vous en parler, donc tant pis, je le remettrai à jour !

Ce cours s'inscrit dans une série de 5 cours ayant pour thème les Wagashi (desserts japonais). Pour ce premier cours, la très douée et très douce Chihiro Tokioka nous a appris à faire des dango et du cake au yuzu.

Les tsukimi dango sont préparés spécialement pour la fête de la lune ("tsuki" veut dire lune, "mi" regarder). Pour les confectionner, on utilise du dango-ko, farine de riz à base de uruchimai (riz rond) et de mochigome (riz gluant). À ne pas confondre avec le joshin-ko, farine uniquement à base de uruchimai, qui sera beaucoup plus difficile à travailler.
On mélange la farine à de l'eau jusqu'à obtenir la texture d'un lobe d'oreille. On fait ensuite des petites boules de 1,5-2 cm de diamètre. Normalement, comme on doit placer les boules en pyramide, il faut qu'elles fassent toute la même taille, mais ce n'est pas très facile de le faire au juger (une balance, ça aide !).

On met nos petites boules dans de l'eau bouillante. Lorsqu'elles commencent à remonter à la surface, on les laisse encore frémir deux minute, puis on les sort, on les laisse refroidir dans de l'eau froide et on les essuie bien.
On recouvre ensuite les boules de kinako (poudre de soja) et d'un sirop de sucre, confectionné auparavant. Ce sirop de sucre est fait à base de sucre blanc et de kokuto, sucre brun japonais.

Le kokuto, qu'on trouve uniquement sous cette forme.

Le sirop est très facile à faire : il suffit de laisser frémir dans une casserole la même quantité de sucre blanc, de sucre brun et d'eau jusqu'à obtenir un sirop. Et voilà le résultat !

Photo volée sur Internet, puisque je n'ai pas celle de la Cocotte. Le résultat était à peu près le même, mais sous forme de pyramide.

Nous avons ensuite réalisé un cake au yuzu. Dans un saladier, on a bien travaillé du beurre ramolli avec du sucre. Puis on y a ajouté des œufs (déjà battus) et enfin la farine. La recette est en fait celle d'un quatre-quart, donc tous les ingrédients sont en même quantité. On a ensuite versé l'appareil dans des mini-moules pour pouvoir chacun repartir avec un mini-cake et on les a enfourné pendant 30-40 min à 160 °.

Vous remarquerez sûrement qu'il manque notre ingrédient principal, le yuzu. Ce que j'ignorais et que Chihiro nous a appris, c'est que le yuzu perd tout son goût au moment de la cuisson. On doit donc l'incorporer une fois le cake cuit, tout simplement en badigeonnant notre cake à l'aide d'un pinceau.
Attention, on ne le badigeonne pas de yuzu pur, ce serait trop amer. On le badigeonne en fait d'un sirop au yuzu à base de sirop de sucre (autant d'eau que de sucre) et de jus de yuzu, en moindre quantité (pour 60 ml de sirop de sucre, 45 ml de jus de yuzu).

Le cake badigeonné est vraiment bien moelleux, et ça lui permet de ne pas s'assécher. Laissez tout de même imprégner le sirop pendant une bonne demie-journée avant de déguster le cake. Le yuzu ajoute vraiment une note parfumée et originale et ça change du citron !

La suite dans le wagashi d'octobre...

lundi 7 septembre 2009

Mameshiba

Les japonais sont vraiment les pros des trucs trop mignons et parfois quelque peu étranges. Preuve en est avec Mameshiba.


Mameshiba est un petit personnage à la tête de chien et au corps de haricot. La famille des Mameshiba comporte aujourd'hui 20 membres tous plus mignons les uns que les autres.
Le Shiba est une race de chien japonais, et Mameshiba est un petit de cette race. En effet, le mot Mame désigne quelque chose de petit. L'expression Mame Chishiki se réfère à une petite anecdote ou information. C'est ainsi qu'est née l'idée de ce petit haricot à la tête de chien et aux histoires quelque peu... étranges.

Les Mameshiba ont beau être adorables et s'exprimer à l'aide d'un petit filet de voix, leurs anecdotes risquent fort de vous couper l'appétit :



La campagne publicitaire de Mameshiba est constitué de plusieurs chapitres (tous réunis ici). Ces publicités ne vendent aucun produit en particulier, si ce n'est les adorables mascottes que sont les Mameshiba. Lancées par la Dentsu, leur unique but a été de créer cette marque et de présenter les différents membres de la famille Mameshiba.

Ces publicités diffusées à la télévision et sur Internet ont connu un immense succès et ont ainsi permis le lancement de nombreux objets à l'effigie des Mameshiba. De nouveaux produits apparaissent chaque jour sur le marché japonais : il en existe 60 à l'heure qu'il est, comme ces bijoux de portables ou cette base de téléphone portable.



Qui veut un Mameshiba ? Moi, moi, moi !!!!

jeudi 20 août 2009

CLAMP à Paris

Dimanche, pour fuir la chaleur de notre appartement et pour ne pas rester à ne rien faire, on s'est organisé une petite sortie culturelle à la Galerie des Bibliothèques, dans le Marais. En ce moment s'y tient une exposition consacrée à CLAMP, l'équipe de mangaka entièrement féminine qui était également à l'honneur lors de la Japan Expo de cette année.


Pour ceux et celles qui ne connaissent pas CLAMP, cette équipe est une des grandes figures du manga actuel. Formée à la fin des années 80 et tout d'abord constituée de 10 femmes, l'équipe est à l'origine des mangas les plus populaires des années 90 (RG Veda, Tokyo Babylon, Trèfle, X, Card Captor Sakura...). C'est au milieu des années 90 que le groupe passe à 4 membres, sa formation actuelle.


Grâce à l'expo, on a pu en apprendre un peu plus sur le travail de chaque membre de l'équipe, ainsi que sur leur façon de fonctionner ensemble. Elles ne font pas tout ensemble, comme on aurait pu le croire, mais s'occupent chacune d'une étape de la conception, et communiquent bien sûr entre elles en cas de problème. En plus d'un petit documentaire, des planches à dessin nous ont permis de voir les différentes étapes de la création d'un manga : on met d'abord les bulles avec les textes, puis un dessin brouillon, qui s'affine au fur et à mesure qu'on ajoute les noirs, les trames... Bref, tout un tas d'étapes qui doivent être respectées afin d'obtenir un manga sous la forme qu'on connaît.

En plus de cette partie très intéressante, un grand nombre d'illustrations, dessins et peintures, pour la plupart originaux, retraçaient chronologiquement l'œuvre et le parcours de CLAMP, et nous ont permis de voir l'évolution de leur style.


L'exposition nous a permis de découvrir les dessins d'oeuvres un peu moins connues et d'en apprendre plus sur l'univers CLAMP. Les récits sont souvent fantastiques, remplis de sorcellerie, de magie, ou de créatures fabuleuses ; le thème du destin revient très souvent et détermine les actions du héros ; les personnages sont souvent doubles, cachent leur jeu ou se révèlent plus complexes qu'il n'y paraît : et surtout, le développement de ces personnages est au centre des différentes intrigues.

Les dessinatrices sont des pros du cross-over, et certains personnages d'oeuvres passées reviennent en caméo dans d'autres séries. L'exemple le plus flagrant reste la publication double de xxxHolic et Tsubasa Reservoir Chronicle, où les personnages passent souvent d'un manga à l'autre. De plus, Tsubasa Reservoir Chronicle reprend la plupart des personnages de Card Captor Sakura, même s'ils n'en sont finalement que des doubles.


En bref, vous l'aurez compris, l'univers de CLAMP est très riche et complexe : les créatrices aiment s'amuser avec leurs séries, mais aussi avec les contes médiévaux japonais (Shirahime Syo), les séries télés genre Bioman (Dukalyon) ou les romans européens (Miyuki-chan in Wonderland). Et esthétiquement parlant, c'est tout simplement magnifique, un vrai régal pour les yeux ! Elles ont un style bien particulier évidemment (même s'il semble se "lisser" avec les années), et c'est toujours un plaisir d'admirer leurs dessins.

À bon entendeur !