vendredi 20 août 2010

Derniers rendez-vous avec F.

Je vous ai déjà parlé de F. avec qui je partage une passion pour les bons repas et les longues balades (ça aide à digérer !). Cela fait plusieurs mois maintenant que nous voulions déjeuner chez Tartes Kluger, dans le Marais. La première fois, nous nous y étions rendu guillerets un dimanche midi pour découvrir une fois devant le restaurant que celui-ci n'ouvrait exceptionnellement pas pendant quelques dimanches... Quelques semaines plus tard, nous nous donnions rendez-vous un samedi midi (pas de mauvaise surprise) pour enfin pouvoir nous gaver délecter de tartes. Pas de chance, je tombe malade et je suis obligée d'annuler. Finalement, nous avons enfin pu nous y rendre il y a un mois environ. Comme on dit, jamais deux sans trois, et la troisième tentative fut en effet la bonne.



La porte est ouverte, on hésite à rentrer dans ce lieu vide d'où se dégage malgré tout une atmosphère chaleureuse. Une jolie jeune femme blonde derrière le comptoir nous invite à nous asseoir, on choisit une place près de la vitre sur la grande table, pour se délecter du soleil. On profite tous les deux du vide du lieu pour prendre quelques photos et découvrir le coin librairie mis à disposition par la Cocotte. On se sent comme à la maison, on se met à l'aise, on discute de tout et de rien en attendant les plats. Un couple et leur petite fille viennent remplir les lieux, suivis par deux amies américaines (je crois).
Les assiettes sont bien garnies et appétissantes, je reste dans le classique avec une tarte ricotta épinard (parsemée de sésame), accompagnée d'une salade et d'un très bon gaspacho. F. lui déguste une tarte poulet curry madras, très bonne d'après ses dires. Vient le choix cornélien du dessert, pour lui comme pour moi puisque nous sommes d'éternels gourmands. On décide de partager : bien vu, la tarte fruit de la passion-noix de coco-noisette est assez sucrée et forte en goût ; la douceur de la tarte crumble aux pommes contrebalance bien. Le repas se termine doucement, sans se presser, avec quelques aller-retours (pour moi) au coin librairie, et quelques autres photos. Au moment de payer, comme d'habitude, F. rechigne à me laisser l'inviter. On se dispute gentiment devant la serveuse qui esquisse un sourire devant notre (habituelle) danse de l'addition.













La semaine suivante, je décide d'inviter F. prendre le goûter chez Ladurée pour un évènement spécial, son départ aux États-Unis pour un an. Il est 17h30, certaines pâtisseries ne sont plus disponibles (notamment le St Honoré fraises pistaches qui me faisait envie), rien de grave. Le décor est un peu étrange, mélangeant inspiration chinoise et grande fresque tropicale. Un couple d'anglais déguste un thé dans un ravissant service. J'en aurais bien commandé un rien que pour admirer cette jolie tasse sur notre table, mais la chaleur me fait préférer une limonade. L'atmosphère est agréable dans cette pièce baignée de lumière, on s'échange quelques cadeaux, on discute des derniers préparatifs du départ et de cinéma.
Un couple s'assoit à la table d'à côté pour repartir deux minutes après avoir consulté la carte (trop cher ?) ; deux jeunes femmes les remplacent, apparemment habituées du lieu et semblant avoir déjà goûté de nombreuses pâtisseries (notamment les nouveaux cupcakes dont je ne sais que penser...). Et puis, un gâteau surmonté de bougies apparaît : on fête l'anniversaire d'une petite fille à la table du fond. Je suis jalouse, elle a droit au fameux St Honoré fraise pistaches, en grand en plus. Je plaisante en disant qu'il faudra fêter mon anniversaire ici l'année prochaine, F. est d'accord, ce sera l'occasion rêvée pour revenir. Le temps passe à une vitesse folle, il faut partir, mais pas avant d'avoir acheté quelques macarons pour nos proches (j'ai un gourmand à la maison). Un goûter parfait donc, même si avec F., peu importe l'endroit, ça l'est toujours. Un an, ça va être long...














Parmi les nouveaux parfums : mimosa, très subtil et étonnant, et fruits rouges, qui n'était plus disponible (mais tentant). Et toujours mes favoris : pistache, citron, noix de coco (j'aime beaucoup pomme verte aussi). M. m'a fait remarquer qu'ils n'étaient pas avares sur la ganache, et c'est vrai. La qualité et la quantité, que demander de plus !

mardi 17 août 2010

Un jour, on sera grandes

Depuis pile une semaine, un petit homme est entré dans ma famille. Ma grande sœur est maman. Et mes parents sont grands-parents pour la première fois. Comme cette petite crevette a chamboulé nos vies à tous... Pourtant, quand ma mère m'annonce la bonne nouvelle, rien. Elle, en pleurs, moi, rien. Question à M. : "C'est bizarre non que je ne sois pas plus enthousiaste ?", "Mais non, ça va venir". Je vais presque à la clinique à reculons : c'est à l'autre bout de Paris et je ne peux pas me permettre de prendre mon après-midi. Et puis, une fois dans la rue, la clinique en vue, un sourire s'esquisse sur mon visage.

Un sourire qui restera bien accroché toute la journée. Devant ce petit être tellement fragile, tellement petit, que j'ose à peine bouger quand il se trouve dans mes bras. Et surtout devant ma sœur qui le tient contre elle et le prend dans ses bras comme si elle avait toujours été mère, comme si ce rôle avait été créé pour elle. Comme c'est étrange de voir ma sœur, la compagne de tous mes jeux d'enfants, de toutes mes confidences d'adolescente, de mes peurs de jeune adulte aussi, devenir mère. C'est surtout émouvant et c'est là que ça me paraît réel, dans cette chambre, avec elle, avec lui, et avec mon neveu, qui est bien sûr le plus beau bébé que j'ai jamais vu. Pourtant, je n'en suis pas gaga (de bébés), mais forcément, quand ce sont les enfants de sa famille, on les trouve encore plus beaux, non ?

Cette petite crevette est la raison de mon absence ici, mais je vais essayer de me faire plus présente, surtout que j'ai plein de choses à vous raconter.

lundi 9 août 2010

Palabres

Les mots. Ils sont parfois difficiles à trouver. Pour s'imposer au milieu d'une foule ou devant un tableau, pour défendre ses opinions, pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Mains moites, corps tremblant, voix chevrotante, gorge sèche,... Pas à chaque fois, mais quand il s'agit d'exprimer son admiration ou de dire son tout nouvel amour, tous les symptômes semblent apparaître. Heureusement, avec l'expérience, ça passe un peu (parfois). Et puis il y a toujours des subterfuges qui rendent bien service : oublier ses lunettes pour être dans le flou, se concentrer sur un détail au mur, respirer de manière régulière.

À l'écrit, les mots se font plus aisés. On peut les griffonner sur un coin de feuille ou un bout de papier et les garder pour soi. On peut en faire des secrets bien gardés, comme des trésors qui ne sont pas voués à être relus, même par soi. Et puis, quand il s'agit de les envoyer à quelqu'un, on se concentre un peu plus : on raye certaines choses, on en ajoute d'autres, on se relit avec attention. Parfois, la pensée est confuse, sinueuse, filante, les mots ne suffisent pas à tout exprimer. Ou alors on a l'impression de trop en dire. Enfin, il y a les mots que j'écris pour travailler. Ceux-là sont soigneusement choisis, lus à haute voix pour être sûr qu'ils s'emboîtent bien, qu'ils sonnent bien...

Les mots sont aussi parfois difficiles à trouver ici. Au début, je voulais toujours écrire plus de billets, m'imposer un rythme qui rendrait ce blog vivant. Maintenant, il s'agit avant tout de trouver les bons mots, de trouver comment vous raconter ce que je veux vous raconter. Les idées sont là, mais elles sont parfois difficiles à mettre en forme. Et puis il y a toujours cette peur : de lasser, de ne pas intéresser, d'en dire trop, mais aussi de ne pas rester fidèle à moi-même. Ce billet a été laborieux, j'ai mis plusieurs jours à y penser, mais je crois qu'il correspond à ce que j'avais envie de vous dire.

Parce que les mots sont mon métier, j'ai besoin d'en lire beaucoup, pour toujours m'en imprégner, et ce dans plusieurs langues. En anglais bien sûr, et ça je le fais régulièrement, mais en espagnol, j'ai moins l'opportunité, surtout que mon niveau a beaucoup baissé depuis la fac. En espagnol, "mots" se dit "palabras". C'est de là que vient le "palabres" de mon titre, un mot qui en français a une connotation négative qu'on ne retrouve pas dans sa langue d'origine. L'espagnol, une langue que j'aime beaucoup entendre, que je trouve très belle, chantante, et que j'écoute avec plaisir dès que je regarde un film hispanophone. Parfois d'ailleurs, je veux regarder un film hispanique ou latino-américain rien que pour l'entendre. Et pour me remettre à la lire*, je me suis offert ce joli carnet d'illustrations d'Émilie Boudet intitulé Palabras Illustradas.





Si ce petit aperçu du travail d'Émilie Boudet vous plaît, n'hésitez pas à aller en voir plus sur son etsy et sur son blog également intitulé Palabras Illustradas. Émilie qui, comme moi, a décidé de se remettre à l'espagnol, et je lui souhaite bon courage !


* En fait, je trouvais surtout ces illustrations adorables et j'aime beaucoup ce genre de carnet illustré. J'apprends bien mieux quand un mot est associé à une image (comme les enfants).

mardi 27 juillet 2010

Dernièrement, j'ai...

Fait quelques achats...




Sandales Minelli ; bague artisanlook ; sac Tea Appreciation Society ; macarons handmadelove (Dawn m'a offert les boutons et la jolie petite affiche !).


Pas mal lu...

La vie secrète des jeunes II est encore mieux que le premier ; j'ai hâte de tenter les recettes de Mademoiselle K (merci à Loukoum qui m'a fait découvrir cette "correspondance de recettes") ; j'en suis au tome 2 de Lorsque nous vivions ensemble, c'est triste et sublime ; la tante de M. m'a offert L'innocence à Noël, j'ai été agréablement surprise, je vais enfin lire La jeune fille à la perle, mais en anglais par contre !


Mangé dehors...



Bagel BLT et (délicieux) carrot cake chez Morry's ; veggie bagel à la tapenade rouge chez Bob's Kitchen (j'en ferais bien ma cantine...).


Vu des bons films...

Je vous ai déjà parlé de Map of the sounds of Tokyo, je vous conseille tous les autres, mais surtout : La comtesse, avec Julie Delpy impressionnante et Daniel Brühl très touchant, de beaux costumes, des moments durs, et aussi une belles histoire d'amitié féminine ; Air Doll, un conte moderne mélancolique, parfois étrange, et beau ; Inception, un thriller intelligent, bien mené, bluffant (et puis Joseph Gordon-Levitt quoi !).


Cuisiné (un peu)...

J'ai revisité les scones de Gracianne à la manière de Loukoum, et c'était top ! J'oserais même dire meilleur que les originaux ! Sierralemon, tu peux craquer pour ceux-là aussi :)


Et pris des photos de Mako...



Pour te répondre le citron, il va très bien. Il est parfois foufou, parfois câlin, il ronronne beaucoup, et surtout, il grandit à vu d'œil !