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vendredi 25 mars 2011

Enfin - c'était il y a deux semaines

Beaucoup de travail, un manque d'inspiration, l'impression de raconter des choses futiles, vu ce qu'il se passe en ce moment, une petite forme, tout cela m'a quelque peu éloigné de mon blog. Je me remets doucement en selle, j'ai envie de vous raconter des choses, mais ça risque d'être en décalé.

Il y a presque deux semaines, M. et moi fêtions nos 5 ans d'amour. Pour certains, ça paraît un peu gnangnan, mais j'aime fêter notre histoire. Le premier baiser fébrile et attendu, les premières hésitations, les éloignements, notre vie à deux, enfin... Cette rencontre qui a changé ma vie (la sienne aussi, j'espère).
C'était donc un dimanche, nous sommes allés déjeuner (je ne dis pas "bruncher", le mot commence à me sortir par les yeux) avec A. au BAL café. Nous attendons 30 minutes, il y a du monde et la salle est de taille modeste, mais je n'ai pas vu A. depuis un moment alors... Une fois nos assiettes sur la table, après ma petite photo qui fait toujours sourire A., nous dégustons à pleine bouche nos plats tant attendus. Rien de bien compliqué, mais tout est parfait : les tomates fondantes, le bacon cuit à merveille, l'œuf juste assez coulant. Et puis ces scones, mmmm... Déjà sur le comptoir, ils me faisaient de l'œil. Plus de place ni pour du fromage de Caerphilly (j'aurais aimé que C. soit là pour partager mon enthousiasme, de voir le nom de cette ville si chère sur ce tableau noir), ni pour un dessert - mais c'est tant mieux, ça m'évite un choix cornélien. Je retiens le Welsh rarebit pour la prochaine fois, je n'en ai jamais goûté au Pays de Galles.







C'était un dimanche, nous sommes allés à la Cinémathèque, sans A. cette fois. Après avoir fait la queue une heure pour "Brune/Blonde" (qui nous avait un peu déçus), quel bonheur de trouver le bâtiment vide et d'avoir le musée rien que pour nous (ou presque). En achetant nos billets, nous sourions devant l'expression étonnée du caissier, persuadé que nous avons moins de 26 ans (pourquoi ne sais-je pas mentir ?), puis direction le deuxième étage pour découvrir la collection permanente du musée. Il fait très sombre, nous nous retrouvons plongés dans un autre univers, parmi toutes sortes de caméras aux noms compliqués, des lanternes magiques, des costumes, des accessoires... Nous prenons notre temps, nous nous baissons, nous nous approchons des vitrines. M. glisse sa main dans la mienne, passe son bras autour de ma taille ou pose son menton sur mon épaule. Tous ces petits gestes qui manquent parfois et qui sont toujours si appréciés. Est-ce parce que le musée est désert ? Ou parce que cette journée est un peu particulière ? Nous marchons d'un même pas, complices, seuls au monde...




C'était un mardi, deux jours après, et nous fêtons à nouveau nos 5 ans au Rino. J'ai mis ma nouvelle robe achetée exprès pour l'occasion, M. ne sait pas où nous allons (même si c'est facile à deviner, le restaurant est à deux minutes de chez nous) et se laisse guider volontiers. Le principe "dégustation" nous convient parfaitement. À la carte, des saveurs pour nous inédites : couteaux, ris de veau, topinambours (pourtant, depuis le temps que je veux faire ça). J'arrive même à manger des choux-fleurs (ma bête noire) ! Malgré la proximité des tables et la salle plutôt petite, nous n'entendons pas nos voisins et il n'y a pas de brouhaha ambiant. Quant arrive le dessert, mon moment préféré du repas, j'ai peur de ne pas le trouver assez gourmand. Erreur : le semifreddo au citron vert dissimule de délicieux fruits secs caramélisés et c'est un bonheur que de les chercher sous cette couche onctueuse...

Gnocchi et couteaux au citron confit, écume de bacon


Ris de veau sur écrasée de topinambours


Duo de cannette (magret et confit), tapenade et petits légumes (dont des choux-fleurs !)


Semifreddo au citron vert, quartiers d'orange sanguine, fruits secs caramélisés

Les photos sont d'une qualité ignoble, désolée... La photo du cabillaud aux pissenlits était irrécupérable.

Un mois avant, il y a eu la St Valentin. Encore une fête gnangnan me direz-vous, mais comme toutes les occasions sont bonnes pour faire quelque chose ensemble et se faire plaisir, nous en avons profité. M. sait combien j'aime la cuisine de Kaori Endo et m'invite donc à dîner chez Nanashi. Nous sommes quelque peu déstabilisés par cette salle immense, nous nous attendions à quelque chose de plus intime. Ce n'est pas grave, nous nous calons dans un petit coin, près du tableau où les plats sont écrits en masking tape. La carte est appétissante et donne envie de goûter à tout. Après une onigiri et un rouleau de printemps végétarien, M. choisit le bento du jour à base d'agneau et j'opte pour le chirashi de saumon. Le saumon est délicieusement fondant, la salade de nori, daikon, mâche et shiso extrêmement fraîche et le riz caché en dessous parfaitement cuit. Une assiette très généreuse, M. m'aide un peu à finir, mais je l'ai aussi aidé à déguster ses petits panais rôtis (enfin, c'est lui qui n'a pas arrêté de m'en donner, connaissant l'amour que je leur porte). Vient le moment du dessert, et de nouveau, un choix cornélien : Cheesecake ? Tarte fruits mascarpone ? Tarte café liégeois ? Gâteau poire et polenta ? Cake framboises matcha ? M. opte pour le cheesecake, je choisis la tarte mascarpone, mais je reviendrais goûter chez Nanashi, c'est sûr !






Et puis, pour la St Valentin, j'ai eu le droit à des roses (également très appréciées par Mako) et M. à un cake double chocolat complètement indécent, tiré d'une recette de Mademoiselle K.


Avant :


Après :



* Désolée de ne pas avoir répondu à vos commentaires et mails, je me rattrape très vite.
** Si vous voulez gagnez un joli bijou Natasha R et une petite coupelle Muik Design, cliquez sur la bannière "Petit concours sympa" en haut à droite.
*** En passant, M. et moi avons décidé de visiter Stockholm cet été, alors si vous avez de bonnes adresses pour dormir, déjeuner, visiter, etc., je suis preneuse !

mercredi 1 décembre 2010

Le café suédois comme à la maison

Je vous ai déjà parlé du café suédois, un endroit où il fait bon passer un moment pour déjeuner, prendre le goûter et en ce moment, se réchauffer avec leurs délicieuses soupes. La dernière fois que ma mère est venue à Paris et qu'elle m'a demandé de choisir un endroit pour déjeuner, le café suédois s'est imposé comme une évidence. Début septembre, le soleil nous éblouissait encore de ses rayons, nous avons pu en profiter dans la jolie cour du centre culturel suédois devant de délicieux sandwiches aux boulettes de viande et pour le dessert, un carrot cake et une tarte aux pêches (mais ma mère n'a pas pu s'empêcher de lorgner sur mon carrot cake). En repartant, j'ai vu près du comptoir le cahier de recettes en vente, et comme le repas était pour moi, ma mère a insisté pour me l'offrir. Difficile de refuser...

Ce billet, ça fait une dizaine de jours que j'ai commencé à le rédiger, mais malheureusement, j'ai travaillé pendant une longue semaine à Nantes et le cahier de recettes est resté à Paris. Ça aurait été bien cruel de vous montrer des photos alléchantes sans vous permettre de reproduire ces recettes ! Ce qui m'a tout de suite plu dans ce cahier, en plus de sa jolie couverture et des délicats dessins de Joanna Hellgren à l'intérieur, c'est la simplicité de ses recettes. Cette même simplicité qu'on retrouve quand on va déjeuner au café suédois. Plus le temps passe, et plus je me rends compte que pour moi, cuisiner c'est ça : réaliser des recettes simples, sans chichis, réconfortantes, et délicieuses bien sûr.


Soupe de lentilles corail à la noix de coco (4 personnes)

1 oignon jaune
1 grosse carotte
200 g de lentilles corail
1 litre de bouillon de légumes
1 boîte de lait de coco
Sel et poivre
Huile d'olive
Persil plat ou coriandre pour la garniture

Rincez les lentilles. Pelez la carotte et hachez-la ainsi que l'oignon. Faites-les fondre avec un peu d'huile d'olive dans une casserole. Ajoutez les lentilles et le bouillon de légumes. Laissez frémir pendant 15 minutes. Si la soupe vous semble trop épaisse, vous pouvez ajouter encore du bouillon de légumes. Versez le lait de coco, salez et poivrez. Avant de servir la soupe, décorez-la de quelques feuilles de persil plat ou de coriandre.



Carrés au citron

pâte à tarte :
250 ml de farine
50 ml de sucre
1 c. à café de sucre vanillé
150 g de beurre coupé en petits dés

Préchauffez votre four à 175 degrés (th.6). Tapissez de papier sulfurisé un moule rectangulaire (20 x 25cm). Dans un bol, coupez le beurre en morceaux et ajoutez la farine, le sucre et le sucre vanillé, puis travaillez les ingrédients avec les doigts. S vous avez un robot, mélangez-y tous les ingrédients jusqu'à obtenir une pâte homogène. À la main et à l'aide d'un peu de farine, étalez ensuite la pâte dans le moule et faites-la pré-cuire pendant 15 minutes.

crème :
3 œufs
200 ml de sucre en poudre
50 ml de farine
le jus et le zeste d'un citron
du sucre glace pour la décoration

Entre-temps, battez les œufs et le sucre afin d'obtenir un mélange blanc et bien mousseux. Ajoutez la farine, le zeste et le jus du citron. Versez ensuite la crème sur le fond précuit et enfournez pendant 20 minutes dans le bas de votre four.

J'espère que ces recettes vous plairont autant qu'elles m'ont plu ! Les prochaines sur ma liste : le carrot cake (pour ma maman qui adore ça) et les kanelbullar, parce que Sierralemon m'a donné super envie. Et puis, rien que de parler du café suédois, je rêve d'y retourner là, tout de suite...

Aucun rapport, mais j'ai trouvé un autre tote bag, et il pourrait bien être celui sur lequel je vais craquer... Etsy, c'est le mal !

Vu sur le etsy shop de I Miss You Already.

mercredi 1 septembre 2010

Crabe, mon amour

Samedi dernier, M. et moi avons découvert une nouvelle et très bonne adresse parisienne, Le Crabe Marteau. Ouvert depuis seulement 2 mois, ce restaurant est le petit frère du Crabe Marteau de Brest. Le principe : fraîcheur et simplicité. Aucun plat extravagant ici, juste des bons produits, bien assaisonnés et cuisinés, goûteux, et surtout, frais. La carte évolue en fonction des marées, saisons et arrivages. Si vous voulez avoir plus de choix, je vous conseille donc d'y aller un midi : là, les langoustines me sont passées sous le nez (snif).

À peine rentrée, une bonne odeur d'iode envahit mes narines. Je me souviens de la crêperie du Derwin, des délicieuses crêpes, des jeux sur les rochers avec mes cousins, de mes parents dégustant des moules, de la recherche des lézards avec mon frère... On se sent un peu comme chez nous, dans le pays nantais, et rien que ça, c'est de bonne augure. La table est dressée par notre charmant serveur brestois dont l'enthousiasme est contagieux. Du papier journal (pas n'importe lequel, Ouest France), une grande planche, deux marteaux, et en attendant de choisir les plats, un petit verre de vin blanc et des mouillettes trempées dans une mousse au bon goût de la mer.



Avec M., nous nous partageons un tartare de crabe en entrée, puis viennent les gros morceaux : pour lui, un crabe entier et un seau de petites pommes de terre (il les a dévorées !), pour moi un petit homard (600 g quand même) aussi accompagné de pommes de terre recouvertes de farz, sorte de crumble de farine de blé noir. Le tout agrémenté de différentes sauces et surtout, de la fameuse mayonnaise maison ! Et bien sûr, n'oublions pas les indispensables bavoirs. Là, ça me rappelle le homard à l'américaine préparé par ma grand-mère : le repas de famille que j'adore, on a tous l'air si ridicules avec nos bavoirs qu'on en profite pour faire des bêtises...







Le beurre est délicieux, du vrai beurre comme j'aime avec des bouts de sel dedans ; le bruit des marteaux couvre parfois la conversation, mais donne lieu à de bons moments de rigolades ; une complicité se crée avec les autres clients, tous munis du même attirail, tous dans le même bateau. On n'est pas sûr de ne pas ramener des bouts de coquilles dans son sac, mais on est certain d'avoir passé une merveilleuse soirée, autant sur le plan gustatif que sur le plan humain. Au moment de partir, on traîne un peu les pieds, tant on se sent comme chez soi (surtout si vous êtres breton je suppose) dans ce lieu un peu rustique, mais surtout très chaleureux.

J'allais oublier : pour le dessert, M. n'a rien pris, mais moi, fidèle à ce besoin de finir sur une note sucrée, j'ai pris un café gourmand. Des sablés, un far, une mini-crêpe au salidou, des meringues, et surtout, dans la cuillère, du salidou émietté (j'ai demandé au serveur). Une tuerie, j'en bave presque rien qu'en y repensant...

Le Crabe Marteau
16 rue des acacias
75017 Paris

PS : Désolée pour mes photos jaunâtres, il faisait très sombre. Et manger avec les mains et prendre des photos, c'est pas facile facile...

vendredi 20 août 2010

Derniers rendez-vous avec F.

Je vous ai déjà parlé de F. avec qui je partage une passion pour les bons repas et les longues balades (ça aide à digérer !). Cela fait plusieurs mois maintenant que nous voulions déjeuner chez Tartes Kluger, dans le Marais. La première fois, nous nous y étions rendu guillerets un dimanche midi pour découvrir une fois devant le restaurant que celui-ci n'ouvrait exceptionnellement pas pendant quelques dimanches... Quelques semaines plus tard, nous nous donnions rendez-vous un samedi midi (pas de mauvaise surprise) pour enfin pouvoir nous gaver délecter de tartes. Pas de chance, je tombe malade et je suis obligée d'annuler. Finalement, nous avons enfin pu nous y rendre il y a un mois environ. Comme on dit, jamais deux sans trois, et la troisième tentative fut en effet la bonne.



La porte est ouverte, on hésite à rentrer dans ce lieu vide d'où se dégage malgré tout une atmosphère chaleureuse. Une jolie jeune femme blonde derrière le comptoir nous invite à nous asseoir, on choisit une place près de la vitre sur la grande table, pour se délecter du soleil. On profite tous les deux du vide du lieu pour prendre quelques photos et découvrir le coin librairie mis à disposition par la Cocotte. On se sent comme à la maison, on se met à l'aise, on discute de tout et de rien en attendant les plats. Un couple et leur petite fille viennent remplir les lieux, suivis par deux amies américaines (je crois).
Les assiettes sont bien garnies et appétissantes, je reste dans le classique avec une tarte ricotta épinard (parsemée de sésame), accompagnée d'une salade et d'un très bon gaspacho. F. lui déguste une tarte poulet curry madras, très bonne d'après ses dires. Vient le choix cornélien du dessert, pour lui comme pour moi puisque nous sommes d'éternels gourmands. On décide de partager : bien vu, la tarte fruit de la passion-noix de coco-noisette est assez sucrée et forte en goût ; la douceur de la tarte crumble aux pommes contrebalance bien. Le repas se termine doucement, sans se presser, avec quelques aller-retours (pour moi) au coin librairie, et quelques autres photos. Au moment de payer, comme d'habitude, F. rechigne à me laisser l'inviter. On se dispute gentiment devant la serveuse qui esquisse un sourire devant notre (habituelle) danse de l'addition.













La semaine suivante, je décide d'inviter F. prendre le goûter chez Ladurée pour un évènement spécial, son départ aux États-Unis pour un an. Il est 17h30, certaines pâtisseries ne sont plus disponibles (notamment le St Honoré fraises pistaches qui me faisait envie), rien de grave. Le décor est un peu étrange, mélangeant inspiration chinoise et grande fresque tropicale. Un couple d'anglais déguste un thé dans un ravissant service. J'en aurais bien commandé un rien que pour admirer cette jolie tasse sur notre table, mais la chaleur me fait préférer une limonade. L'atmosphère est agréable dans cette pièce baignée de lumière, on s'échange quelques cadeaux, on discute des derniers préparatifs du départ et de cinéma.
Un couple s'assoit à la table d'à côté pour repartir deux minutes après avoir consulté la carte (trop cher ?) ; deux jeunes femmes les remplacent, apparemment habituées du lieu et semblant avoir déjà goûté de nombreuses pâtisseries (notamment les nouveaux cupcakes dont je ne sais que penser...). Et puis, un gâteau surmonté de bougies apparaît : on fête l'anniversaire d'une petite fille à la table du fond. Je suis jalouse, elle a droit au fameux St Honoré fraise pistaches, en grand en plus. Je plaisante en disant qu'il faudra fêter mon anniversaire ici l'année prochaine, F. est d'accord, ce sera l'occasion rêvée pour revenir. Le temps passe à une vitesse folle, il faut partir, mais pas avant d'avoir acheté quelques macarons pour nos proches (j'ai un gourmand à la maison). Un goûter parfait donc, même si avec F., peu importe l'endroit, ça l'est toujours. Un an, ça va être long...














Parmi les nouveaux parfums : mimosa, très subtil et étonnant, et fruits rouges, qui n'était plus disponible (mais tentant). Et toujours mes favoris : pistache, citron, noix de coco (j'aime beaucoup pomme verte aussi). M. m'a fait remarquer qu'ils n'étaient pas avares sur la ganache, et c'est vrai. La qualité et la quantité, que demander de plus !