mercredi 1 septembre 2010

Crabe, mon amour

Samedi dernier, M. et moi avons découvert une nouvelle et très bonne adresse parisienne, Le Crabe Marteau. Ouvert depuis seulement 2 mois, ce restaurant est le petit frère du Crabe Marteau de Brest. Le principe : fraîcheur et simplicité. Aucun plat extravagant ici, juste des bons produits, bien assaisonnés et cuisinés, goûteux, et surtout, frais. La carte évolue en fonction des marées, saisons et arrivages. Si vous voulez avoir plus de choix, je vous conseille donc d'y aller un midi : là, les langoustines me sont passées sous le nez (snif).

À peine rentrée, une bonne odeur d'iode envahit mes narines. Je me souviens de la crêperie du Derwin, des délicieuses crêpes, des jeux sur les rochers avec mes cousins, de mes parents dégustant des moules, de la recherche des lézards avec mon frère... On se sent un peu comme chez nous, dans le pays nantais, et rien que ça, c'est de bonne augure. La table est dressée par notre charmant serveur brestois dont l'enthousiasme est contagieux. Du papier journal (pas n'importe lequel, Ouest France), une grande planche, deux marteaux, et en attendant de choisir les plats, un petit verre de vin blanc et des mouillettes trempées dans une mousse au bon goût de la mer.



Avec M., nous nous partageons un tartare de crabe en entrée, puis viennent les gros morceaux : pour lui, un crabe entier et un seau de petites pommes de terre (il les a dévorées !), pour moi un petit homard (600 g quand même) aussi accompagné de pommes de terre recouvertes de farz, sorte de crumble de farine de blé noir. Le tout agrémenté de différentes sauces et surtout, de la fameuse mayonnaise maison ! Et bien sûr, n'oublions pas les indispensables bavoirs. Là, ça me rappelle le homard à l'américaine préparé par ma grand-mère : le repas de famille que j'adore, on a tous l'air si ridicules avec nos bavoirs qu'on en profite pour faire des bêtises...







Le beurre est délicieux, du vrai beurre comme j'aime avec des bouts de sel dedans ; le bruit des marteaux couvre parfois la conversation, mais donne lieu à de bons moments de rigolades ; une complicité se crée avec les autres clients, tous munis du même attirail, tous dans le même bateau. On n'est pas sûr de ne pas ramener des bouts de coquilles dans son sac, mais on est certain d'avoir passé une merveilleuse soirée, autant sur le plan gustatif que sur le plan humain. Au moment de partir, on traîne un peu les pieds, tant on se sent comme chez soi (surtout si vous êtres breton je suppose) dans ce lieu un peu rustique, mais surtout très chaleureux.

J'allais oublier : pour le dessert, M. n'a rien pris, mais moi, fidèle à ce besoin de finir sur une note sucrée, j'ai pris un café gourmand. Des sablés, un far, une mini-crêpe au salidou, des meringues, et surtout, dans la cuillère, du salidou émietté (j'ai demandé au serveur). Une tuerie, j'en bave presque rien qu'en y repensant...

Le Crabe Marteau
16 rue des acacias
75017 Paris

PS : Désolée pour mes photos jaunâtres, il faisait très sombre. Et manger avec les mains et prendre des photos, c'est pas facile facile...

lundi 30 août 2010

J'achète (ou non ?)

Acheter. Pourquoi pas, ça me fait envie. Mais en ai-je vraiment besoin ? J'ai un peu moins travailler ce mois-ci, alors non. Mais j'ai des économies de côté quand même, je peux bien craquer un peu. C'est un tout petit truc, ça ne coûte pas grand chose. Oui, mais un tout petit truc qui ne sert à rien, et dont je peux me passer. J'ai bien le droit de me faire plaisir, je travaille dur pour quand même. Etc...

Voilà les nombreuses questions et hésitations qui envahissent mon petit crâne au moment d'un achat, surtout ces derniers temps. Mes premiers impôts, la taxe d'habitation, une période professionnelle un peu creuse, tout ça n'arrange pas la situation. Je réfléchis avant chaque achat, un peu trop. Parfois, je n'ose pas et je passe à côté de jolies choses et de petits bonheurs. Ça m'arrive, moins souvent qu'avant, heureusement. Bien sûr, je ne peux m'empêcher de me demander si c'est un achat utile (surtout en matière de vêtements), mais après tout, ce sont les achats les moins utiles qui font le plus plaisir, non ? Je n'ai pas besoin de lire, ni de regarder des films, mais la vie serait bien triste sinon. Je n'ai besoin ni de jolies décorations, ni de petits bibelots, mais l'appartement serait bien vide sans ça. Je n'ai pas besoin de jus de yuzu, d'un énième thé vert ou de chocolat à la pointe de sel, mais un petit plaisir culinaire, c'est toujours un grand plaisir dans la (ma) vie.

Il y a peu, je suis passée chez Junku, vous savez la librairie lieu de perdition japonaise située rue des pyramides (je voulais aussi enfin prendre un goûter chez Zenzoo, mais c'était fermé). J'ai déambulé dans les allées pendant plus d'une heure, j'ai fait des allers-retours entre mes coins préférés de la librairie, avec toujours ces mêmes hésitations en tête, toujours cette envie de me réfréner. Et puis, après cette longue valse fatigante, j'ai secoué la tête, j'ai serré contre moi ces quelques petites choses que j'avais dans les mains, et je me suis dirigée vers la caisse, enfin sûre de ne rien regretter.



En plus de ce mini puzzle Totoro, j'ai acheté un peu de papier japonais, en vue d'un projet actuellement en cours (donc achat utile !).

PS : Parfois, mes achats ont beau être réfléchis, ils ne correspondent finalement pas à mes attentes. Hier, j'ai donc fait un grand rangement dans mes placards : certaines choses sont parties chez Emmaüs, d'autres, encore en très bon état, m'ont poussé à ouvrir un vide-dressing. Si vous voulez y jeter un œil, c'est par ici.

samedi 28 août 2010

Un petit escargot

J'ai découvert cette adorable vidéo hier et elle m'a tellement plu que je ne peux pas résister, je dois vous la montrer. Elle est drôle, touchante, poétique, et le petit personnage est vraiment choupi. Ça m'a fait penser à l'histoire de Toto l'escargot que ma mère me racontait quand je faisais des cauchemars petite... J'avais beau la connaître par cœur, le simple fait qu'elle me la raconte dans le creux de l'oreille, en me serrant contre elle, suffisait à me rassurer.



La vidéo est signée Dean Fleischer-Camp et vous pouvez la visionner aussi ici, en plus grand. Pour info, la voix fluette de Marcel, c'est celle de Jenny Slate, une actrice et comique américaine surtout connue pour ses sketches dans le SNL. Malheureusement, il n'y a pas de sous-titres, mais même si vous ne comprenez pas tout, ça vaut le coup d'œil !

mercredi 25 août 2010

Arrêt sur image

Je suis une grande cinéphile, mais même si j'aime beaucoup regarder des films à la maison, vautrée dans mon canapé ou lovée dans les bras de M., comme beaucoup je suppose, ma préférence va aux salles obscures. Un film, c'est à voir sur grand écran, dans le noir, parmi une foule d'inconnus, du moins selon moi. Pour l'atmosphère, pour cette sensation agréable d'être seule face à l'écran, même si d'autres sont là, et puis, pour un court instant que j'aime particulièrement.
Cet instant qui dure à peine une seconde, lorsque le titre du film apparaît sur l'écran. Comme pour nous dire : "ça y est, le film commence, vous pouvez vous mettre à l'aise dans votre siège et vous délecter de ces quelques heures, plongés dans le noir." Quand c'est un film que j'ai envie de voir depuis longtemps ou dont j'espère beaucoup, ce seul instant peut me donner des frissons et me fait toujours esquisser un sourire. Comme si j'avais besoin de cette confirmation écrite pour savoir que je vais bien voir ce film, et pas un autre...

Dernièrement, j'ai revu avec plaisir :





Et vu pour la première fois :





J'ai adoré The Young Victoria (je suis un peu amoureuse de Rupert Friend depuis Chéri je crois...), et beaucoup aimé The Private Lives of Pippa Lee et Precious (même si certains passages sont très durs). New York, I love you (comme Paris, je t'aime en fait) était inégal, mais certains courts sont très bien (notamment celui avec Orlando Bloom et celui avec Anton Yelchin).

Et puis, je redécouvre une série de ma jeune adolescence avec énormément de plaisir :

Je m'en souviens comme si c'était hier : je tombais sur les épisodes par hasard et je les regardais sur la mini télé dans la cuisine de ma mamie... Cette cuisine qui me rappelle la délicieuse tarte aux pommes, le chocolat lindt caché dans le placard, la dégustation des noisettes cueillies dans le jardin, la tapisserie à fleurs, ma première gorgée de café (détesté à l'époque), le bourru et les noix, les confitures maisons tartinées sur les cracottes, et aussi le panier de mon premier amour, Vesta, la petite setter de papi...

J'ai trouvé la plupart de ces captures d'écran sur Movie Titles !!, un site qui m'a fait perdre pas mal de temps il y a deux jours et grâce auquel je me suis souvenu de beaux moments de cinéma.











Petite anecdote rigolote : la première fois que j'ai vu Billy Elliot, ce n'est pas ce titre qui est apparu à l'écran au son de T-Rex, mais The Dancer.