Tout est un peu décousu en ce moment, d'où le billet qui va suivre. J'ai l'impression de courir à droite et à gauche, de faire plein de choses sans trop me fixer, mais sans pour autant le subir. Comme une volonté de ne pas trop réfléchir et d'aller là où me mènent mes envies, de faire comme bon me semble. Cela donne une période remplie de jolis films en solitaire, de lectures prenantes jusque tard dans la nuit, d'une rencontre inattendue dans une petite librairie, d'une balade au milieu des fleurs, d'une expo qui me redonne envie de sortir mon argentique, et vous vous en doutez, de plein d'expériences gustatives (parce que les nourritures spirituelles, c'est sympa, mais ça ne nourrit pas une femme).
Un super brunch chez
Série Limithée fin septembre, quand le soleil était encore là. Abondance de bon pain, de beurre demi-sel et de confiture maison, suivi d'une assiette de bouchées salées (original et délicieux) et d'un assortiment de desserts. Le tout accompagné d'un bon thé et d'un jus d'orange tout juste pressé. Sophie, serveuse et propriétaire du restaurant avec sa sœur Katia (aux fourneaux), nous fait comprendre qu'il va y avoir de l'attente, mais c'est dimanche et on a tout notre temps. Et puis elle est aux petits soins et très sympathique, ça donne envie de revenir. Ça tombe bien, on a bien envie de se tenter le
dîner russe (qui a lieu une fois par mois), vu qu'on ne connaît pas grand-chose à la gastronomie de ce pays (je n'ai même jamais goûté de caviar !).




Un
joli film vu seule, près de la place de l'Opéra, forcément je me sens obligée de faire un détour par la
boulangerie Aki. La brioche aux azuki me servira de goûter, le reste, ce sera pour le dîner avec M. (j'ai pris trop de brioches, mais c'est parfait aussi pour le petit déjeuner). Le sandwich au tonkatsu est terrible, les onigiris très bonnes, et je retiens le melon pan que je ne connaissais pas et que j'ai trouvé très raffiné.





Petit aperçu de
Kaiseki (un Smeg rayé, trop la classe), le labo-restaurant d'
Hisayuki Takeuchi, où je suis allée prendre un cours avec A. il y a plus de deux semaines maintenant. L'ambiance est décontractée, Hissa nous montre comment faire un bento (ne pas oublier l'umeboshi pour faire le drapeau japonais). Nous reproduisons ensuite ses gestes sous l'oeil avisé (et parfois amusé) de Yoshi, son second, tout en écoutant Elisabeth Takeuchi nous en apprendre plus sur le bento, les différents ingrédients qui peuvent le constituer, et la culture japonaise en général. À défaut de vraiment cuisiner, j'en apprend plus sur ce pays qui me fascine toujours autant. Et puis, observer l'art et les gestes précis du chef, ça vaut le détour...

Encore en sortant d'un
joli film (le détour pâtisserie serait-il donc indispensable après une séance de cinéma ?), je décide de me balader et trouve sur mon chemin
À la mère de famille. Me souvenant du
billet plus qu'alléchant de Caroline Mignot, je succombe aux amants (vous vous en doutez, ma préférence va à la pistache) et je ne peux m'empêcher de ramener quelques macarons. La boutique est très belle, ce genre d'endroit qui semble avoir toujours existé et qui sent bon le passé. Il faudra que j'y retourne prendre des photos et goûter leurs chocolats...



Dîner entre copines samedi soir. M. a envie de thaïlandais, nous nous laissons entraînées par son enthousiasme. Après quelques recherches, ce sera le
Baan Kanya, un endroit presque caché à l'ambiance feutrée et romantique (plutôt à conseiller en amoureux donc). Menu unique, assortiments d'entrées et de desserts et choix du plat. J'aime bien pouvoir goûter à plusieurs petites choses, donc l'idée de l'assortiment me ravit, mais la soupe poulet-lait de coco-citronnelle de l'entrée fait redite avec ma soupe de poulet curry vert-lait de coco, dommage... J'ai enfin goûter les perles du japon (j'aime !) et le sorbet noix de coco est un régal. Petit bémol : notre serveuse a le visage complètement fermé pendant toute la soirée. Un petit sourire, ça fait pourtant tellement plaisir...


Hier matin, je décide de faire une surprise à M. et de lui préparer un bon dessert pour le dîner (mon doigt est presque guéri, je peux me remettre aux fourneaux !). Quelque chose de rapide, de simple et de délicieux ? Le
flan au kiri de
Sophie Brissaud dont j'ai trouvé la recette chez
Patoumi. Au départ, M. avait l'air déçu que ce ne soit pas
mon flanc à la noix de coco, mais après l'avoir goûté, il l'a adopté. Un nouveau classique chez nous, à n'en pas douter !
