lundi 6 décembre 2010

Un dimanche de novembre, le soleil au rendez-vous


Un samedi de la mi-novembre à Nantes, M. et moi décidons de nous promener. Ce qui devait être un agréable moment se transforme vite en douche très venteuse. Mon parapluie n'y survit pas... Mauvais présage pour la fin de journée et surtout, pour ce dimanche que nous devons passer au bord de la mer. Heureusement, la chance est avec nous. Pour ce dimanche, anniversaire surprise de mon papi, tout est parfait : retrouvailles familiales, champagne et verrines réussies, chanson répétée dans le froid puis entonnée par les petits-enfants, délicieux bar au beurre blanc et énorme gâteau au chocolat, et bien sûr, un papi sans voix, ému, heureux. Tant mieux, c'était le but ! Et puis ce soleil inattendu, inespéré, qui rend cette journée encore plus belle.





mercredi 1 décembre 2010

Le café suédois comme à la maison

Je vous ai déjà parlé du café suédois, un endroit où il fait bon passer un moment pour déjeuner, prendre le goûter et en ce moment, se réchauffer avec leurs délicieuses soupes. La dernière fois que ma mère est venue à Paris et qu'elle m'a demandé de choisir un endroit pour déjeuner, le café suédois s'est imposé comme une évidence. Début septembre, le soleil nous éblouissait encore de ses rayons, nous avons pu en profiter dans la jolie cour du centre culturel suédois devant de délicieux sandwiches aux boulettes de viande et pour le dessert, un carrot cake et une tarte aux pêches (mais ma mère n'a pas pu s'empêcher de lorgner sur mon carrot cake). En repartant, j'ai vu près du comptoir le cahier de recettes en vente, et comme le repas était pour moi, ma mère a insisté pour me l'offrir. Difficile de refuser...

Ce billet, ça fait une dizaine de jours que j'ai commencé à le rédiger, mais malheureusement, j'ai travaillé pendant une longue semaine à Nantes et le cahier de recettes est resté à Paris. Ça aurait été bien cruel de vous montrer des photos alléchantes sans vous permettre de reproduire ces recettes ! Ce qui m'a tout de suite plu dans ce cahier, en plus de sa jolie couverture et des délicats dessins de Joanna Hellgren à l'intérieur, c'est la simplicité de ses recettes. Cette même simplicité qu'on retrouve quand on va déjeuner au café suédois. Plus le temps passe, et plus je me rends compte que pour moi, cuisiner c'est ça : réaliser des recettes simples, sans chichis, réconfortantes, et délicieuses bien sûr.


Soupe de lentilles corail à la noix de coco (4 personnes)

1 oignon jaune
1 grosse carotte
200 g de lentilles corail
1 litre de bouillon de légumes
1 boîte de lait de coco
Sel et poivre
Huile d'olive
Persil plat ou coriandre pour la garniture

Rincez les lentilles. Pelez la carotte et hachez-la ainsi que l'oignon. Faites-les fondre avec un peu d'huile d'olive dans une casserole. Ajoutez les lentilles et le bouillon de légumes. Laissez frémir pendant 15 minutes. Si la soupe vous semble trop épaisse, vous pouvez ajouter encore du bouillon de légumes. Versez le lait de coco, salez et poivrez. Avant de servir la soupe, décorez-la de quelques feuilles de persil plat ou de coriandre.



Carrés au citron

pâte à tarte :
250 ml de farine
50 ml de sucre
1 c. à café de sucre vanillé
150 g de beurre coupé en petits dés

Préchauffez votre four à 175 degrés (th.6). Tapissez de papier sulfurisé un moule rectangulaire (20 x 25cm). Dans un bol, coupez le beurre en morceaux et ajoutez la farine, le sucre et le sucre vanillé, puis travaillez les ingrédients avec les doigts. S vous avez un robot, mélangez-y tous les ingrédients jusqu'à obtenir une pâte homogène. À la main et à l'aide d'un peu de farine, étalez ensuite la pâte dans le moule et faites-la pré-cuire pendant 15 minutes.

crème :
3 œufs
200 ml de sucre en poudre
50 ml de farine
le jus et le zeste d'un citron
du sucre glace pour la décoration

Entre-temps, battez les œufs et le sucre afin d'obtenir un mélange blanc et bien mousseux. Ajoutez la farine, le zeste et le jus du citron. Versez ensuite la crème sur le fond précuit et enfournez pendant 20 minutes dans le bas de votre four.

J'espère que ces recettes vous plairont autant qu'elles m'ont plu ! Les prochaines sur ma liste : le carrot cake (pour ma maman qui adore ça) et les kanelbullar, parce que Sierralemon m'a donné super envie. Et puis, rien que de parler du café suédois, je rêve d'y retourner là, tout de suite...

Aucun rapport, mais j'ai trouvé un autre tote bag, et il pourrait bien être celui sur lequel je vais craquer... Etsy, c'est le mal !

Vu sur le etsy shop de I Miss You Already.

dimanche 14 novembre 2010

Envie de... (après tout, je suis une fille)

En ce moment, j'ai envie d'un tote bag (je garde le terme anglais, je ne connais pas de terme qui décrive ce genre de sac en français). Vous savez, ces sacs en toile tout simples, sans aucune poche, et dans lequel on passe forcément trois heures à chercher ses affaires. Pourtant, après en avoir déjà éprouvé quelques-uns, je me suis juré de ne pas en racheter, justement à cause du manque de poches et de ce côté fourre-tout pas pratique. Mais voilà, on dirait que les créateurs font tout pour me pousser à la faute....

Sac Touch my moustache, par Gewwybeans


Sac (trop) chouette, par Katherine J. Lee


Sac Mademoiselle Rose, par Audrey Jeanne


Sac Dancing Bear, par theblackapple


Vais-je résister encore longtemps ?

PS : Je vous parle très vite de ma nouvelle passion pour les chats à lunettes...

mercredi 10 novembre 2010

One is not the loneliest number after all

La solitude. Un sentiment complexe : parfois, on n'a qu'une seule envie, être seul. Pour respirer, réfléchir, avoir son intimité. À d'autres moments, la solitude est si insupportable qu'on sort de chez soi uniquement pour croiser des gens. La solitude, ce sentiment que j'ai mis tant d'années à dompter. Enfant, il n'en était même pas question. Même au moment d'aller dormir, ce moment où la solitude se fait le plus sentir, j'entendais la respiration de ma sœur à l'autre bout de la chambre. Je l'entendais se retourner, et parfois, cette question : "tu dors ?". Si la réponse était négative, s'ensuivait généralement de longues séances de discussions, des rigolades, et parfois même quelques chansons. Ça me paraît si loin...
Est venue l'heure du grand saut : vivre seul dans une ville inconnue, faire le premier pas vers des étrangers, proposer un ciné, un verre, un repas, n'importe quoi pour combler ses soirées en solitaire. Je n'ai jamais connu de plus longues soirées que celles très grises le dimanche soir à Brest dans cette grande chambre-salon à la moquette ultra-usée. Tout faire pour ne pas penser à la solitude, lire, regarder des DVD, et surtout ne pas regarder son profil msn en attendant désespérément qu'il se connecte...

Pourtant, aujourd'hui, je travaille seule. Peu enthousiaste au début, je commence à y voir de plus en plus d'avantages. Et je ne suis plus aussi seule maintenant. Bien sûr, j'ai toujours le cœur qui bat un peu et un sourire qui s'esquisse quand j'entends les clés de M. tourner dans la serrure, mais je ne "l'attends" plus. Et alors que j'ai répété pendant des années que je ne supportais pas d'aller au cinéma seule, depuis peu, je n'y vais presque plus que comme ça. Je vais voir tous les films qui ne tentent pas M., j'y vais l'après-midi quand mon travail me le permet (j'aime sortir de la salle directement dans la rue et être éblouie par cette lumière dont j'avais presque oublié l'existence), j'observe les autres spectateurs, je me demande pourquoi ils viennent seuls, pourquoi ils ont choisi ce film, quels films ils ont aimé dernièrement...

Pendant la séance des Rêves dansants, je me suis assise près d'une dame âgée emmitouflée dans son manteau. J'ai été heureuse de voir quelqu'un de cet âge profiter encore des plaisirs du quotidien et j'ai souri en la voyant sortir une tablette de chocolat de son sac de voyage rouge et le grignoter sans faire de bruit. Une maman et sa fille adolescente sont venues s'asseoir près de moi pendant les bandes annonces. En les voyant, je me suis surprise à penser : "un jour , si j'ai une fille, j'aimerais l'emmener au cinéma et j'espère qu'elle aura envie de découvrir des films de tout horizon...". Il y aussi eu Les amours imaginaires, que j'ai beaucoup aimé (mais j'ai préféré J'ai tué ma mère), pour le Bang Bang de Dalida, les belles robes de Marie, la maison au bord du lac, le thé sans madeleine, l'affiche d'Audrey Hepburn, les belles lettres scellées, le guest-star final qui m'a paru tellement logique que j'en ai ri... Et Buitiful, un film qui montre une autre Barcelone, celle des immigrants, des trafics, celle où ne vont pas les touristes. Pourtant, malgré certaines scènes très dures, une tristesse quasi-ambiante, un destin dont on connaît très vite l'issue, je n'ai pas trouvé le film déprimant. C'était beau, malgré toute cette noirceur, malgré ces rues sales, ces appartements délabrés, et j'ai trouvé cette magnifique scène dans la neige pleine d'espoir.

Et parce qu'il ne faudrait pas rentrer dans la routine, je suis allée voir hier soir The Social Network avec mon amie M. et contrairement à ce que je craignais, j'ai aimé. La scène d'entrée parfaitement rythmée, la neige, le débit incroyable et les yeux tristes de Jesse Eisenberg, les mouvements parfaitement coordonnés des avironneurs, l'histoire du poulet, les tongues du héros malgré l'hiver (j'ai souri en rependant que M. faisait la même chose), la musique de Trent Reznor, et puis Andrew Garfield : son look impeccable (même avec un chapeau hawaïen sur la tête, il est craquant), ses yeux sombres difficiles à sonder, sa colère maîtrisée (ou non) et enfin, son regard déçu et trahi, au bord des larmes. Si vous ne l'avez pas vu dans Boy A, vous pouvez foncer le louer ! Un très beau film qui ne laisse pas indifférent...