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mardi 29 avril 2014

Her ♥






 




Une lumière éblouissante, des couleurs douces, des costumes hors du temps, la voix suave de Scarlett Johansson, le questionnement sur l'amour, la solitude, les relations humaines, la touchante Amy Adams, et surtout, Joaquin Phoenix (qui est de tous les plans) et son sourire lumineux qu'on aimerait admirer plus souvent.
Si vous ne l'avez pas encore fait, foncez voir Her...

jeudi 28 juillet 2011

It all ends

Hier soir, je suis allée voir Harry Potter, le dernier. L'émotion était palpable dans la salle, dès que les lumières se sont éteintes. Les gens ont même applaudi à un moment. Moi, j'ai ressenti un peu la même chose que lorsque j'avais refermé le dernier tome de la saga, la gorge serrée, encore toute émue... J'ai attendu fébrile la sortie de chaque nouveau tome ; j'ai passé des heures à lires les aventures du sorcier, quitte à ne rien faire d'autre de ma journée ; j'ai vu tous les films, avec plus ou moins de bonheur. Hier soir, j'ai passé un super moment, le film était vraiment très réussi (même d'après M. qui est loin d'être fan comme moi), et pourtant, en sortant, je ne pouvais réfréner ce sentiment de nostalgie, cette sensation étrange à l'idée qu'il n'y aurait plus d'autres aventures avec Harry, Ron et Hermione... C'est fini, bien fini, mais quel final !






PS : Je me reconnais bien dans la note de Luchie. À l'exception près que j'avais 18 ans quand j'ai lu les 3 premiers tomes d'Harry Potter T_T C'était en 2001, ma première année à la fac, je n'étais pas très sûre de ce que je faisais là. C'était le premier livre que je lisais en anglais, le dictionnaire n'était jamais bien loin. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts...

mercredi 19 janvier 2011

À l'heure où la lumière faiblit


C'est l'heure à laquelle j'aime aller au cinéma. Je sors du métro, je descend les escaliers et je longe tranquillement la Seine. Les fenêtres s'allument peu à peu, j'imagine les gens qui rentrent chez eux après leur journée de travail. L'heure à laquelle je sors enfin de chez moi. Je monte les marches, je prends de la hauteur et je vois mieux la Seine, et au loin, Bercy, le parc. Les lumières de la bibliothèque me guident. Parfois, les oiseaux volent en groupe et j'aime à croire que ce spectacle est pour moi seule. Je m'arrête et je lève les yeux. J'admire ces oiseaux tournoyer dans la lumière qui faiblit. Je parcours les planches, je marche prudemment pour ne pas tomber. J'emprunte ce labyrinthe qui m'est maintenant familier. Je croise des silhouettes, peut-être des étudiants qui rentrent d'une journée de révisions. Je longe le bâtiment, il ne reste que quelques mètres. J'y suis, mais avant d'entrer, je me retourne pour admirer le ciel enfin ouvert. Cette grande esplanade presque vide, à l'heure où la lumière faiblit.



Dernièrement, j'ai aimé Poupoudidou, un film que je suis allée voir un peu par hasard, mais dont je suis ressortie émue. Un mélange de thriller, de comédie et d'histoire d'amour. Une très belle galerie de personnages, des passages franchement rigolos et puis surtout, ce lien qui se noue entre Jean-Paul Rouve et Sophie Quinton, une actrice que je découvre et que j'ai trouvé très touchante et juste. La fin était très belle...
J'ai aussi aimé Somewhere : cette lumière douce, ces scènes langoureuses, ces petits riens qui font tout. Cléo qui s'applique pour verser la sauce hollandaise ; qui patine avec cette même application, de son corps tout en longueur et plein de grâce ; qui signe amoureusement le plâtre de son père. Et puis surtout, les moments ensemble : des hamburgers partagés dans le salon du Château Marmont ; les glaces dégustées dans le lit ; le thé au fond de la piscine ; une chanson entonnée rien que pour elle, lovée contre l'épaule de son père ; cette complicité évidente, ces regards qui en disent long. Ça me donne envie d'avoir 11 ans et de passer autant de moments privilégiés avec mon père, chose qui m'a manqué peut-être... Bref, même si je lui ai préféré Lost in Translation, je reste touchée par le cinéma de Sofia Coppola.

dimanche 18 juillet 2010

Mochi et cinéma

Je comptais vous raconter mon super week-end : vendredi après-midi balade et shopping, samedi déjeuner et promenade avec F., dimanche brocante, et puis non. Malheureusement, j'ai été clouée au lit avec de la fièvre dès jeudi soir, tous mes projets n'ont donc malheureusement pas pu se concrétiser. Ô rage, ô désespoir... Moi qui tombe si peu malade, il faut que ça tombe maintenant, lors des beaux jours, et un week-end en plus ! Déjà que M. et moi avons été bloqués à la maison mercredi pour cause de pluie torrentielle, autant vous dire que j'ai répété je ne sais combien de fois "je déteste être malade" pendant ces quelques jours.

Heureusement, j'ai toujours quelques billets "sous le coude", donc je ne suis pas à cours de bavardage. Là tout de suite, j'ai envie de vous parler de mochi. Vous savez, ces délicieuses petites boules à base de riz, qu'on fourre à la fraise, aux azuki, aux marrons, à tout ce qu'on veut... Hier, je suis sortie me promener près de chez moi (je suis encore un peu enrhumée, mais j'en avais marre d'être enfermée) et j'ai fait une petite pause goûter chez Kikoumaru. Un bubble tea mangue thé vert (super rafraîchissant) et puis un mochi aux azuki qui me faisait de l'œil dans la vitrine.



Ce mochi m'a rappelé Map of the sounds of Tokyo que j'ai vu il y a deux semaines, film dans lequel Rinko Kikuchi se délecte de mochi à la fraise qu'elle passe d'abord au micro-ondes pour qu'ils soient bien élastiques et étirables à souhait. Il y a aussi une très jolie scène de baiser au mochi entre un couple un peu improbable au départ, mais très touchant finalement. À la sortie du cinéma, j'ai eu du mal à décrire ce que j'avais ressenti. M. et moi n'avons pas vu le même film j'ai l'impression : il a trouvé que certains personnages et scènes étaient de trop, j'ai tenté d'argumenter et de lui expliquer pourquoi tout était là où il fallait.
J'ai trouvé le film très esthétique et parsemé de jolis moments, parfois irréels : des douches citronnées, un couple qui rit en mangeant bruyamment des ramen, un déjeuner silencieux au cimetière, un hôtel-métro comme dans un rêve, un baiser au mochi, les tâches de rousseur sur le beau visage de Rinko Kikuchi, une jolie fête foraine, une plante qui marche... J'ai aimé ce regard d'une étrangère (Isabel Coixet, la réalisatrice espagnole) sur le Japon, un autre Japon donc : beaucoup de scènes de nuit, peu d'endroits bondés, des plans survolant la mégalopole muette, des petits restaurants de quartier, et surtout, le marché au petit matin...



Ça m'a donné très envie de revoir Ma vie sans moi, premier film d'Isabel Coixet, bijou d'émotion portée par la sublime Sarah Polley. Où des gens dansent au supermarché, où on déguste des bonbons au gingembre, où les piles de livres servent de siège, où on écoute le chant des verres, où une maman joue au radeau (et fait le lion) pour émerveiller ses petites filles, où on crie tout en s'embrassant... Un film qui m'avait énormément touchée quand je l'avais vu en salles, un moment de cinéma rare.



vendredi 5 mars 2010

Une étoile émouvante et un doux dîner

Mercredi, avant de partir à Nantes seule pour quelques jours, j'ai décidé de me faire plaisir et aussi de faire plaisir à mon amoureux. J'ai travaillé toute la matinée, et après avoir bouclé tout mon travail pour le festival, je me suis accordé une séance de cinéma délicieuse, et en solitaire. Pourtant, aller au cinéma seule, c'est loin d'être ma tasse de thé. Je ne l'ai fait que deux fois : la première, lorsque j'étais au lycée pour voir un film au Festival des 3 Continents qui entrait dans la problématique de mon dossier ; la seconde, il y a environ 2 ans, pour "Slumdog Millionaire", film qu'avaient déjà vu toute ma famille et mes amis (ainsi que le reste de la planète) depuis déjà au moins 6 mois.

Cette fois, je suis allée voir "Bright Star", film dont je rêve depuis des mois, qui ne tente pas mon amoureux, et qui passait encore dans un petit cinéma de quartier rue Champollion, dans le 5ème. Malgré une mini-salle et le fait que je sois assise au deuxième rang, malgré un ajustement sonore et visuel fait un peu tardivement par le projectionniste, malgré une coupure (?) en plein milieu du film, malgré une tâche de ketchup faite par ma charmante voisine américaine (j'ai pu parler anglais 5 minutes, un délice) juste avant que les lumières ne s'éteignent, je suis tombée amoureuse de ce film.



Tout y est sublime : les couleurs des papillons et des champs de fleurs, les costumes de Fanny Brawne, la lumière se faufilant au milieu d'une étreinte, l'écriture délicate d'un poète, la main précise d'une couturière, le ronronnement d'un chat, une clé cachée près d'une poitrine, des silences qui en disent long, un garçon rêvant sur le feuillage d'un arbre... Tant d'images qui me reviennent et me touchent. Et puis les voix de Ben Whishaw et d'Abbie Cornish qui subliment les poèmes de John Keats que je ne connais pas bien, mais je vais tenter d'y remédier. Je suis rentrée du cinéma émue, des larmes séchées sur mes joues, repensant à tous ces beaux moments qui venaient de défiler devant mes yeux.

Et puis, peut-être pour me faire pardonner d'abandonner mon amoureux pendant quatre jours, je lui ai préparé les délicieux scones de Gracianne (recette que j'ai découverte chez Mingou). Il n'avait jamais mangé de scones, salés ou sucrés, et pour ma part, je les aime d'amour depuis mon séjour en Angleterre (on va commencer à croire que j'ai passé mon temps à me goinfrer là-bas), mais je ne connaissais pas non plus cette version salée. Je n'ai qu'une chose à dire, nous avons tous les deux adoré, et je sais déjà que cette recette va faire partie des grands classiques de notre petit nid.


Comme je ne suis pas encore Wonderwoman (je ne suis pas certaine que sa tenue m'irait bien de toute façon), je ne peux pas préparer à la fois de délicieux scones et un dessert exquis en 1h30, donc j'ai dû me contenter d'acheter des banoffee de chez Gü (pour ma défense, j'en ai déjà faits). Ma foi, c'était plutôt pas mal. Et ça m'a donné envie d'en refaire ! Affaire à suivre donc...


Gü, c'est une marque complètement hors de prix, il faut bien l'admettre, mais leurs brownies (que j'ai pu goûter gratuitement, merci A.) sont d'un fondant délicieux...

lundi 1 mars 2010

Un week-end comme je les aime

Un vendredi après-midi de libre, je ne me souviens plus depuis quand ça ne m'était pas arrivé. Un après-midi rien que pour moi à me promener, chercher un objet tant convoité, jouer à cache-cache avec Alice au Printemps, rêver à une boîte à musique gourmande (mon amoureux, si tu passes par ici et que tu veux me faire plaisir, n'hésite pas...).






Et aussi faire un peu de shopping chez H&M, où je n'étais pas allée depuis au moins un an, et pour finir, visiter la très belle boutique de Pierre Marcolini pour faire une surprise à mon amoureux : pas de meringues, tant pis, les chocolats sont délicieux.


Un samedi cinéma, enfin ! Notre dernier film vu en salles obscures, c'était il y a un mois (Bliss, très sympa), mais j'espère rattraper très vite mon retard : je pense notamment à Gainsbourg vie héroïque, Bright Star, A single man, The lovely bones. Samedi donc, nous sommes allés voir Fantastic Mr. Fox : parce que Roald Dahl, parce que Wes Anderson, parce que film d'animation.

Le premier mot qui me vient à l'esprit, c'est (pur) bonheur. J'ai passé une heure et demie avec des étoiles plein les yeux et des chatouillis plein les zygomatiques. J'ai ri, souri, ri, souri, ri, souri, etc. pendant toute la séance. L'animation est magnifique et correspond parfaitement à l'univers de Roald Dahl ; les voix collent parfaitement aux personnages ; la musique (comme dans tous les Wes Anderson) est super et le film ne souffre d'aucun temps mort. Des moments drôles, poétiques, touchants, héroïques,... Bref, un film qui rend heureux.

Enfin, un dimanche placé sous le signe de la culture : nous sommes enfin allés voir l'exposition Lanterne magique et film peint à la Cinémathèque (depuis le temps que ça me tentait). Je suis ravie car 1- j'ai adoré et 2- mon amoureux a adoré aussi ! Forcément, étant un grand fan d'architecture, il a tout d'abord été en admiration devant le bâtiment de Frank Gehry.


L'exposition en elle-même est passionnante. Pour la première fois, nous avons choisi de faire la visite avec un guide et de ce côté-là, aucun regret. Sans ça, nous serions probablement passé à côté de quelque chose. Interdiction de prendre des photos, donc je m'excuse pour le manque d'images, et pourtant, il y en avait des belles choses à regarder ! Lanternes de toutes sortes et plaques de verres peintes à la main ; extraits de films et images projetées ; spectacles animés (fantasmagories et pantomines lumineuses) : je ne vous dévoile pas tout, mais ça vaut vraiment le coup d'œil. D'un point de vue historique, c'est aussi très intéressant d'en apprendre plus sur ces machines ancêtres du cinématographe et surtout du projecteur de diapositives. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout ces petites bêtes et je suis ravie d'être une experte en la matière maintenant (hé hé). Et ça m'a donné des idées de projets handmade, si je m'y tiens, je vous en reparle...

La seule photo que j'ai prise à la Cinémathèque...

Oh, et mon amoureux m'a préparé un délicieux tiramisu pêche-oréos...


mardi 26 janvier 2010

Un samedi tout chaud

Enfin profiter de son samedi matin et dormir, dormir jusqu'à ce que son corps dise "tu es ressourcée, réveille-toi". Rester bien au chaud, collée à son amoureux, et entendre les plic ploc de la pluie qui tombe sur le toit d'à côté. Voir les faibles rayons du soleil envahir la chambre, mais ne pas y prêter attention. Traîner un peu, beaucoup, prendre soin de soi tout en douceur et en fruits. Déjeuner tard, sans se dire qu'il faut se presser, puisque la pluie continue de tomber. Hésiter longuement, et finalement rester à la maison à siroter du thé en feuilletant quelques merveilles, en écoutant de la jolie musique, le tout lovée sous un plaid tout doux en polaire... Surtout ne pas se culpabiliser de ne "rien faire" parce qu'on a bien mérité de se reposer après une semaine si chargée (et un dimanche qui le sera aussi).

Et sortir enfin, parce qu'il faut remplir un peu le frigo. Feuilleter quelques livres de cuisine, s'enthousiasmer pour des recettes et espérer que tous les ingrédients seront là. Rentrer à la maison et avoir bien chaud, pas grâce au plaid cette fois, mais parce qu'on s'active dans sa petite cuisine et que l'idée de ces bons petits plats nous donne du baume au cœur. Enfin pouvoir tester cette jolie trouvaille à laquelle on n'a pas pu résister, surtout après ce voyage en Belgique. Et choisir un plat de saison, qui tient bien chaud.

Velouté de potimarron aux spéculoos

55 g de spéculoos (de chez Dandoy si vous pouvez, des Lotus sinon)
1 potimarron d'environ 1,5 kg
50 cl d'eau environ
100 g de mascarpone
1/2 cuillère à café de quatre-épices
sel, poivre du moulin

chapelure :
40 g de spéculoos réduits en poudre
20 g de beurre salé
sel, poivre du moulin

Peler le potimarron, ôter pépins et filaments et couper en morceaux réguliers de 5 cm.
Mettre dans une casserole avec l'eau, les spéculoos et le quatre-épices. Saler, poivrer.
À ébullition, couvrir et cuire 30 min à feu doux. Remuer à mi-cuisson. Ajouter le mascarpone et mixer. Remettre un peu d'eau si nécessaire.
Pour la chapelure, faire fondre le beurre. Ajouter le poudre de spéculoos, le sel et le poivre. Mélanger à la cuillère en bois. Le mélange doit devenir mousseux et légèrement brunir. Laisser refroidir. En saupoudrer la soupe au moment de servir.


Après ce délice doux et sucré, continuer sur sa lancée et se réchauffer encore un peu. Regarder un film tout simple qui parle de gens comme nous (ou presque) et qui nous tente depuis des mois. Sourire devant des futurs grand-parents un peu excentriques, rire pour des disputes très forcées et une histoire de poussette, être émue par un dialogue de sœurs dans une baignoire, s'émerveiller (et presque hurler "regarde, regarde !") de voir son crabby star de cinéma, sentir les larmes couler sur ses joues face à une danse si mélancolique, et pendant tout le film, se mettre de la jolie musique plein les oreilles (et noter le nom de l'artiste au générique).

Se dire qu'on aimerait voir plus souvent des films tout simples comme ça qui nous réchauffent le cœur, nous font sourire sans interruption pendant 1h30 et nous disent combien c'est bien d'être finalement des gens très ordinaires.

jeudi 7 janvier 2010

La soupe au maïs d'Alfred

J'avais prévu de faire plein de choses lors de ma semaine de vacances de Noël à Nantes : commencer un petit guide de la ville pour vous donner envie de l'aimer autant que moi, finir mon tricot (j'avance lentement), lire plus et surtout cuisiner. J'avais envie de faire découvrir de nouvelles recettes à ma mère et surtout de profiter de la cuisine géante et toute équipée (ah, un vrai four électrique) de mes parents pour faire des merveilles. J'avais même apporté deux livres de cuisine dans ce but, mais malheureusement, à part le gâteau de Noël, je n'ai tenté qu'une seule recette.

Ma tante m'a offert à Noël dernier (2008) le fameux livre de recettes d'Alfred Hitchcock. Une très gentille attention de sa part, et une preuve qu'elle me connaît bien, puisque ce livre rassemble deux de mes grandes passions. Je l'ai tout de suite dévoré, j'ai lu et relu les recettes et j'ai même mis des marque-pages à celles qui me plaisaient le plus. Et je n'ai finalement pas testé une seule recette avant Noël de cette année...

Peut-être parce que j'ai commencé à m'intéresser aux blogs culinaires et que devant tant de recettes plus appétissantes les unes que les autres, j'ai laissé tomber mes livres de cuisine (avec plus ou moins de réussite). Mais peut-être aussi parce que même si ce livre est très intéressant de par ses nombreuses anecdotes et très attachant car il aborde la vie et la passion d'un cinéaste que j'aime particulièrement, il manque cruellement de photos, élément indispensable selon moi à tout bon livre de cuisine qui se respecte. J'aime bien savoir dans quoi je m'embarque et ce que je prépare va donner avant de me lancer.

Heureusement, j'ai pris une bonne résolution : après avoir acheté un livre de cuisine récemment, et après avoir entendu mon amoureux me dire "mais tu en as déjà plein dont tu ne te sers pas", j'ai décidé de faire plus de recettes tirés des livres que j'ai à la maison et moins de blogs. Et comme ça, je n'aurais plus à culpabiliser quand j'en achèterai d'autres, comme celui-ci ou celui-là par exemple.

J'ai choisi de réaliser une recette de saison, à savoir une soupe, ou plutôt une "chowder" (soit une soupe épaisse) à base de maïs. Il faut dire qu'en ce moment, j'ai une passion dévorante pour les soupes, de préférence très épaisse et à base d'ingrédients un peu originaux (si vous aussi, je vous suggère cette recette, testée et approuvée par toute ma famille). La recette est tirée du film "La maison du docteur Edwardes" avec Gregory Peck et Ingrid Bergman, film que... je n'ai pas vu ! J'ai encore pas mal de retard à rattraper en Hitchcock, mais je compte le combler très bientôt (une autre résolution dont je reparlerai).

Corn Chowder

Pour 6 personnes :
300 g de maïs en boîte, ou les graines de 2 ou 3 épis de maïs frais
3 pommes de terre
100 g de lardons
1 oignon
1 poivron vert
1l de lait entier (environ)
3 brins de thym
3 feuilles de laurier
Une dizaine de brins de persil
2 c. à soupe de paprika
Huile, sel, poivre

Épluchez et émincez le plus finement possible l'oignon et les pommes de terre. Mettez de l'huile à chauffer dans une cocotte et faites revenir les lardons et l'oignon. Coupez le poivron en petits cubes et ajoutez-le dans la cocotte, ainsi que les pommes de terre, le thym et le laurier. Laissez revenir à feu doux en remuant fréquemment une dizaine de minutes, salez, poivrez. Pendant ce temps, mixez le persil puis le maïs avec un demi-litre de lait. Ajoutez le paprika.
Quand les pommes de terre sont cuites, ôtez l'excédent de matière grasse de la cocotte, ainsi que le thym et le laurier.
Versez la bouillie de maïs dans la cocotte et faites mijoter encore 10 minutes. Cette soupe se mange très épaisse, mais si elle vous paraît trop proche d'une purée, rallongez-la avec du lait.
Servez à l'assiette en saupoudrant de persil haché et accompagnez de pain grillé, sans faire de gestes inconsidérés avec votre fourchette...

Pas très facile de rendre une photo de soupe appétissante malheureusement... Et si vous vous demandez pourquoi ma soupe est jaune, et non orangée comme celle du livre, c'est parce que je me suis rendue compte au dernier moment que mes parents n'avaient pas de paprika dans leur cuisine, et je l'ai donc remplacé par du cumin (au petit goût relevé que j'adore).

dimanche 6 décembre 2009

Pluie, soupes et cinéma

Chose promise, chose due, voilà un petit résumé de ma semaine nantaise. Je ne sais pas trop si ça vous intéressera, mais bon, c'est parti ! Par avance, je m'excuse du manque cruel de photos, surtout quand je vais parler de gastronomie, mais j'ai pas mal couru (sous la pluie) et j'ai tout le temps oublié mon appareil photo chez mes parents donc...

Cette semaine n'aura donc pas été synonyme de repos. J'avais plein d'idées en tête et au final, je n'ai pas fait grand chose à part travailler, au festival et sur d'autres projets en parallèle. L'année prochaine, je pense me prendre une vraie semaine off pour voir d'autres films que les miens et pour vraiment profiter de cette semaine nantaise. C'est trop frustrant d'avoir accès à tous ces films et de n'en voir aucun, surtout quand mes collègue me disent "oh celui-là, il était magnifique". En plus, vu que les films du festival sont rarement visibles ailleurs, je sais que je n'aurai pas l'occasion de les voir en salles plus tard....

J'ai tout de même été contente de cette semaine de travail parce que mes projections se sont bien passées (à part un petit coup de panique lors de la première), parce que j'ai beaucoup aimé "mes films" et aussi parce que j'ai été ravie de retrouver mes collègues du festival. Nouveauté cette année, j'ai permis à ma maman d'assister à une de mes projections, ce qui me terrifie d'habitude. Je suis assez stressée à la base, et même si je ne le montre pas extérieurement, j'ai le ventre en vrac, je tremble et je parle beaucoup avant la séance pour oublier.

Alors lorsque ma maman a décidé de venir à la première projection de Pandora's Box, j'ai hésité... Finalement, ça m'a boosté et j'ai voulu donner encore plus le meilleur de moi-même. Bon, j'ai eu une crampe à la fin de la séance tellement j'étais crispée, mais j'étais fière d'avoir assuré et de pouvoir montrer à ma maman mon travail. Et surtout très heureuse qu'elle s'intéresse à ce que je fais et qu'elle ait voulu en apprendre plus sur mon activité. Je ne lui ai pas dit, mais ça m'a énormément touchée. J'ai beaucoup aimé aussi entendre les réactions des spectateurs dans la salle : c'est sympa de voir quand les gens rient, sont surpris, sursautent, surtout pour moi qui connaît presque le film par cœur à force. Et puis, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film-là, donc j'étais ravie qu'il plaise aussi au public.

Je ne vous parlerai donc pas du reste des films de la sélection, vu qu'à part les deux miens, je n'en ai vu que deux autres :
- celui de la cérémonie de clôture, un film muet ouzbek de 1931 intitulée La fiancée de l'ishan, un peu obscur par moments, mais le ciné-concert m'a beaucoup plus.
- la Montgolfière d'argent, un film indonésien appelé Blind Pig who wants to fly, un film que j'aurais aimé voir plusieurs fois pour mieux l'appréhender. Depuis, j'ai fait quelques recherches sur la situation politique actuelle de ce pays, et j'en comprends déjà un peu plus. Le film m'a laissé une impression étrange, j'ai trouvé certaines scènes magnifiques et l'esthétisme du film m'a beaucoup plu tout comme son atmosphère musical, mais dans l'ensemble, en sortant, je ne savais pas trop quoi en penser. Oh, et si vous n'aimez pas Stevie Wonder, je vous le déconseille (I just want to say I love you... Et zut, je me l'a suis remise dans la tête).

Petit plus de cette édition, le festival a été très généreux en chèques restaurant cette année. Grâce à ça, j'ai pu inviter ma maman à déjeuner au Tabl'o gourmand, notre cantine (presque) privée, où nous avons dégusté un délicieux velouté haricots rouges, poivrons et tomates relevé aux algues que je regrette énormément de ne pas avoir pris en photo... C'était tout simplement magnifique (accompagné d'une salade, de mouillettes de pain d'épice et d'une part de cake aux légumes) et complètement délicieux.
Mes collègues et moi avons également, comme l'année dernière, déjeuner ensemble chez Laurence, restaurant bio végétarien très sympa (bien qu'un peu cher peut-être quand on n'a pas de chèque resto...) où j'ai failli me rouler par terre pour un velouté patate douces-noix de coco (oui, c'est la saison des soupes et j'adore ça !). Le cheesecake était également très réussi, et j'adore leur petit gingembre confit avec le café.

Je retourne à Nantes dans 3 jours pour un nouveau festival, j'aurais sûrement encore moins de temps pour me promener et prendre des photos, mais je ne désespère pas, pendant les fêtes de Noël, je compte bien commencer à mener à bien mon projet "mes bonnes adresses à Nantes". À suivre donc...

Ne vous fiez pas aux rares photos, il a plu averse pendant une semaine pleine, de quoi vous faire détester Nantes et la Bretagne...