samedi 24 juillet 2010

Tofu en veux tu en voilà

Ma devinette n'était finalement pas si difficile, j'aurais dû envoyer une autre photo, mais j'avais peur que celle-ci soit trop corsée. En tout cas, bravo à Miss Poppycock qui a trouvé ! Le quinoa rouge n'a pas grand chose d'original en soi, si ce n'est que pour cette recette, il a servi de fond de tarte. Oui, j'ai de nouveau tenté une recette de Fannie Denault, pour un peu d'originalité et de nouveauté ! Et si cette recette m'a tout d'abord attiré, ce n'est pas à cause du quinoa rouge, mais du tofu.

Le tofu et moi, on n'a pas toujours été super copains. La première fois que j'en ai goûté, c'était sous la forme d'un steak de tofu tout préparé que ma mère avait acheté en grande surface, se demandant sûrement quel goût ça avait. Ce premier essai ne m'avait pas du tout convaincue, mais il faut dire que moi et les plats tout préparés, on n'est pas super potes non plus...
J'ai attendu un bon moment avant de me redécider à en acheter, du nature cette fois. Je ne savais pas trop comment le cuisiner, mais M. avait l'air de savoir lui et a décidé de l'intégrer à un de ces fameux sautés de riz. Je le laisse donc faire, ça sera sûrement très bon, vu qu'il fait toujours des miracles d'un rien. Mouais, pas trop cette fois-ci... Ce n'est pas mauvais, mais ça n'a rien de terrible non plus. Je me décide donc pour cette ultime tentative à cuisiner du tofu avec une vraie recette, si possible d'un livre que j'ai déjà approuvé, pour éviter les mauvaises surprises. Comme on dit, jamais deux sans trois, et le troisième essai a bien été le bon !


C'est cette photo-là que je voulais vous proposer au départ.


Tarte quinoa au tofu fumé et à l'oignon (6 à 8 personnes)

Pour le fond de tarte
150 g de quinoa rouge
1 c. à soupe de tahini*
2 c. à café de moutarde
1 blanc d'œuf

* Ou plus simplement appelé "purée de sésame", j'en ai trouvé au Retour à la Terre.

Huilez et chemisez de papier cuisson un moule à tarte d'un diamètre de 28 cm environ.
Rincez le quinoa et faites cuire dans deux fois son volume d'eau pendant 15 minutes. Retirez du feu et laissez gonfler pendant 10 minutes. Incorporez le tahini, la moutarde et le blanc d'œuf. Salez, poivrez et mélangez bien.
Abaissez la préparation dans le moule. Réservez.
Préchauffez le four à 190 °C.

Pour la garniture
300 g d'oignons nouveaux émincés
Huile végétale
1 c. à café de sucre
150 g de tofu fumé
1 œuf
120 ml de crème de soja (ou crème fraîche)
1 pincée de sucre

Faites revenir les oignons dans un peu d'huile végétale. Ajoutez 1 cuillerée à café de sucre et mélangez. Couvrez et laissez cuire de 7 à 10 minutes.
Émiettez le tofu fumé sur le fond de tarte.
Dans un bol, battez ensemble l'œuf et la crème de soja. Incorporez les oignons cuits.
Versez sur le fond de tarte, saupoudrez d'une pincée de sucre et enfournez pour 40 minutes.



Et puis, parce que jamais 3 sans 4 (ah bon, ça ne se dit pas ?), et comme j'avais acheté trop de tofu, j'ai fait confiance cette fois à Kaori Endo pour une recette de tofu burgers aux légumes qui déchire tout ! Oui oui, je pèse mes mots, c'était divin. Bon, c'est vrai que je ne suis pas trop "boeuf" à la base, donc si on peut trouver une alternative, je suis partante, mais même M. qui ne semblait pas convaincu a trouvé ça très bon alors... Cette recette m'a aussi permis de goûter du topinambour pour la toute première fois (oui, je sais, la honte), et je compte bien retenter l'expérience, dans une recette où il tiendra la vedette cette fois. Celle-ci par exemple.


Tofu burgers (pour 2)

1 tofu bio nature de 250g
100g de viande hachée (bœuf, veau, porc, poulet)
1 petit poireau
1 carotte
1 topinambour
1 petite poignée de petits pois
1 œuf
1 doigt de gingembre
4 c. à soupe d'huile de sésame
1 c. à soupe de sauce soja
2 c. à café de sel fin
Huile pour cuisson

Épluchez et hachez le poireau, la carotte et le topinambour (vous pouvez les passez au mixeur, ça va plus vite !).
Épluchez et râpez finement le gingembre. Chauffez la moitié de l'huile de sésame dans une poêle et faites revenir les légumes hachés ainsi que les petits pois pendant 10 minutes jusqu'à ce qu'ils soient tendres et légèrement colorés. Salez-les.
Mettez le tofu dans un saladier et écrasez-le complètement avec les mains. Pour une texture encore plus soyeuse, mixez-le (avec un robot ou un mixeur plongeant). Ajoutez la viande, les légumes cuits, le gingembre, l'œuf et la sauce soja. Mélangez pour obtenir une farce homogène. Divisez la préparation en deux portions et façonnez-les en forme de steak haché.
Chauffez une poêle anti-adhésive avec un peu d'huile et faites cuire les tofu burgers à feu moyen pendant 2 minutes. Retournez-les, baissez le feu, couvrez et continuez la cuisson 3 minutes.
Quand les tofu burgers sont cuits, versez dans la poêle 2 c. à soupe de sauce soja et de mirin. Laissez évaporez en tournant les burgers afin qu'ils s'imprègnent de la sauce épaissie. Servez avec un peu de mâche et de roquette, miam !


Sinon, aucun rapport, mais je participe à un
concours de paper toys sur le blog de l'écureuil volant dans l'espace (très rigolo soit dit en passant, n'hésitez pas à y jetez un œil). Si vous trouvez que ma photo le mérite, n'hésitez pas à voter pour moi ! Ça serait super gentil en tout cas :)

mercredi 21 juillet 2010

Devinette

J'étais partie pour écrire un billet, et puis non, j'ai décidé de le reporter à demain. En attendant, voici une petite devinette (en rapport au prochain billet, d'où l'idée !).
Qu'est-ce que c'est ?

Ce n'est pas trop compliqué. Enfin, je crois...

À demain !

dimanche 18 juillet 2010

Mochi et cinéma

Je comptais vous raconter mon super week-end : vendredi après-midi balade et shopping, samedi déjeuner et promenade avec F., dimanche brocante, et puis non. Malheureusement, j'ai été clouée au lit avec de la fièvre dès jeudi soir, tous mes projets n'ont donc malheureusement pas pu se concrétiser. Ô rage, ô désespoir... Moi qui tombe si peu malade, il faut que ça tombe maintenant, lors des beaux jours, et un week-end en plus ! Déjà que M. et moi avons été bloqués à la maison mercredi pour cause de pluie torrentielle, autant vous dire que j'ai répété je ne sais combien de fois "je déteste être malade" pendant ces quelques jours.

Heureusement, j'ai toujours quelques billets "sous le coude", donc je ne suis pas à cours de bavardage. Là tout de suite, j'ai envie de vous parler de mochi. Vous savez, ces délicieuses petites boules à base de riz, qu'on fourre à la fraise, aux azuki, aux marrons, à tout ce qu'on veut... Hier, je suis sortie me promener près de chez moi (je suis encore un peu enrhumée, mais j'en avais marre d'être enfermée) et j'ai fait une petite pause goûter chez Kikoumaru. Un bubble tea mangue thé vert (super rafraîchissant) et puis un mochi aux azuki qui me faisait de l'œil dans la vitrine.



Ce mochi m'a rappelé Map of the sounds of Tokyo que j'ai vu il y a deux semaines, film dans lequel Rinko Kikuchi se délecte de mochi à la fraise qu'elle passe d'abord au micro-ondes pour qu'ils soient bien élastiques et étirables à souhait. Il y a aussi une très jolie scène de baiser au mochi entre un couple un peu improbable au départ, mais très touchant finalement. À la sortie du cinéma, j'ai eu du mal à décrire ce que j'avais ressenti. M. et moi n'avons pas vu le même film j'ai l'impression : il a trouvé que certains personnages et scènes étaient de trop, j'ai tenté d'argumenter et de lui expliquer pourquoi tout était là où il fallait.
J'ai trouvé le film très esthétique et parsemé de jolis moments, parfois irréels : des douches citronnées, un couple qui rit en mangeant bruyamment des ramen, un déjeuner silencieux au cimetière, un hôtel-métro comme dans un rêve, un baiser au mochi, les tâches de rousseur sur le beau visage de Rinko Kikuchi, une jolie fête foraine, une plante qui marche... J'ai aimé ce regard d'une étrangère (Isabel Coixet, la réalisatrice espagnole) sur le Japon, un autre Japon donc : beaucoup de scènes de nuit, peu d'endroits bondés, des plans survolant la mégalopole muette, des petits restaurants de quartier, et surtout, le marché au petit matin...



Ça m'a donné très envie de revoir Ma vie sans moi, premier film d'Isabel Coixet, bijou d'émotion portée par la sublime Sarah Polley. Où des gens dansent au supermarché, où on déguste des bonbons au gingembre, où les piles de livres servent de siège, où on écoute le chant des verres, où une maman joue au radeau (et fait le lion) pour émerveiller ses petites filles, où on crie tout en s'embrassant... Un film qui m'avait énormément touchée quand je l'avais vu en salles, un moment de cinéma rare.



mardi 13 juillet 2010

De l'amour fait main*

Je vous avais déjà parlé de Dawn Tan très vite ici, mais aujourd'hui, j'ai envie d'y revenir un peu plus longuement. Il faut dire qu'à l'époque du précédent billet, je ne connaissais pas encore bien son univers, j'avais juste craqué sur ses créations (notamment une jolie illustration de chouette), mais depuis, je suis son blog assidument, je dévore chacun de ses billets, des yeux notamment, et surtout, je souris devant tant de couleurs, de fantaisie, de joie de vivre... et aussi de nourriture ! Pourquoi j'aime tant Dawn, alors que je ne la connais ni d'Ève, ni d'Adam, et que je ne la rencontrerais probablement jamais, vu qu'elle vit à Melbourne ?

Parce qu'elle aime les bonheurs simples et qu'elle sait les raconter, qu'elle me fait découvrir Melbourne que j'ai très envie de voir en vrai maintenant, qu'elle aime manger et qu'elle ne s'en cache pas, qu'elle a toujours le sourire et qu'elle respire la joie de vivre, que ses créations sont délicates, inspirées et puis l'aquarelle, c'est tout simplement sublime, qu'elle porte des lunettes rouges (comme moi !), qu'elle construit des macarons en tissu (me want !) et qu'elle se déguise en paquet de chamallows, que son atelier ressemble à un monde magique et enfantin, et puis peut-être surtout, parce qu'elle photographie ce qu'elle mange, où elle mange, et qu'elle fait un grand (très grand) cahier dans lequel elle dessine (et peint) tout ce qu'elle a mangé, à la miette près. Bref, si je la voyais en vrai, je crois que je ne pourrais pas m'empêcher de la serrer très fort, en espérant que sa joie de vivre déteigne un peu sur moi...







J'adore aussi ses chaussures, notamment celles-ci dans lesquelles on doit être bien, mais bien ! Les talons et moi, on est fâchés depuis toujours, et comme je marche énormément, j'aime me sentir bien dans mes baskets (et ballerines, sandales, bottes, etc.).


* traduction du nom de son blog, Handmade love. Désolée, déformation professionnelle ;)