vendredi 30 décembre 2011

A picture is worth a thousand words

J'espérais un peu, comme ça, mais je ne m'y attendais pas... Après une semaine séparés, il m'a accueillie avec cette belle surprise. Le reste de la soirée n'a été que sourire(s), le sien, le mien, et ce secret qu'on a gardé bien au chaud, rien que pour nous deux, encore un peu...

Je ne voulais pas créer de suspens, j'avais envie de vous le dire, mais je ne savais pas comment...

dimanche 25 décembre 2011

Joyeux Noël

Juste un petit message pour vous souhaiter un joyeux Noël à tous ! J'espère que vous avez passé une bonne journée auprès de ceux que vous aimez, que vous avez été gâtés et que vous avez bien mangé (mais attention à la tristement célèbre indigestion des fêtes !).
De mon côté, il y a eu beaucoup de travail en décembre, peu de temps pour souffler entre le shopping de Noël, mes allers-retours à Nantes pour des festivals et un colis de Noël préparé par mes soins (qui a plu j'espère). Je savoure donc ces quelques jours en famille, même si cette période n'est pas toujours des plus reposantes. Et puis, il y a eu une très belle surprise une semaine avant Noël, le plus beau des cadeaux, pour moi, M. et nos familles... Cette année, je suis plus que gâtée, je suis comblée :)

Je vous laisse avec une jolie découverte que j'ai faite hier : Elephanz, un groupe nantais (oui, je suis un peu chauvine sur les bords) et leur très chouette vidéo en collaboration avec la Blogothèque. Enjoy !

video

mercredi 30 novembre 2011

La jupette du mercredi soir

Chose promise, chose due. Voilà donc le tout premier vêtement que j'ai fait toute seule, comme une grande - oui, je ne suis pas peu fière. Enfin, quand je dis toute seule, je dois quand même avouer que sans l'aide et les conseils précieux d'Anne-Charlotte, je ne me serais pas aussi bien débrouillée (merci encore !).
Bien sûr, en vraie perfectionniste, je trouve que cette jupe est un chouille trop grande - j'avais peur d'être trop serrée donc j'ai pris trop d'élastique - et le froncé de la ceinture n'est pas super égal, mais avec un ruban, on n'y voit que du feu ! Et pour un premier essai, je me dis que c'est pas trop mal. J'essaierai quand même de rajouter des passants quand j'aurais un peu de temps.

J'ai quelques idées pour de prochains projets de couture, mais chut, je ne dis rien, au cas où je ne m'y tiendrais pas...

PS : Y a-t-il de vraies couturières parmi vous ? Si oui, auriez-vous des livres (pour débutantes) à me conseiller ? Ou des projets pas trop compliqués à réaliser ? Merci d'avance :)

dimanche 20 novembre 2011

Une soudaine envie - la tarte caramel-noix de M.

Samedi, alors que je travaille, M. me dit soudain : "J'ai envie de faire une tarte". Je lui passe quelques livres dans lesquels il est susceptible de trouver des recettes, il les feuillette, mais en fait, il a déjà une idée en tête. "Tu sais, j'aimerais bien faire une tarte avec des noix." "Il y en a une dans le carnet du Café Suédois." Feuilletage, silence... "Elle est où la recette du caramel au beurre salé qu'on a fait pour la tarte l'autre fois ?". Et voilà comment M. cuisine ! Alors que je suis religieusement une recette (en tout cas, quand c'est la première fois que je la réalise), M. a déjà son idée, il sait ce qu'il veut faire et il pique des bouts de recettes par-ci, par-là. La pâte sucrée du livre de C. Kluger, le caramel à la fleur de sel de Beau à la louche, et pour les noix, c'est au feeling. Et moi : "Il est déjà 17h, tu es sûr que tu veux t'embarquer dans une recette aussi compliquée ?"

Je ne sais pas pourquoi je pose cette question... Depuis le temps, je devrais savoir que quand M. a une envie culinaire, il doit l'assouvir - comme cette soudaine envie d’œufs mimosa en sortant de la séance de Fantastic M. Fox, film certes gastronomique, mais où les œufs mimosa ne font pas d'apparition. M. fait rôtir les noix et noisettes, travaille la pâte (sa première !), fait fondre le sucre pour obtenir le caramel. Pendant que je suis sur mon ordinateur, je le vois s'agiter, faire des allers et retours vers la cuisine. Parfois - surtout pour la pâte - il me pose quelques questions. Les odeurs commencent à envahir l'appartement, la tarte prend forme, j'en ai l'eau à la bouche... C'est bien agréable de ne pas avoir à mettre la main à la pâte - j'ai proposé, mais non, M. voulait tout faire lui-même. Du coup, on l'a mangée un peu tard, vers 22h, mais ça valait le coup d'attendre !



Après un an et demi d'observation, d'hésitation, d'admiration, de tergiversation, je me suis fait plaisir et j'ai acheté deux de ces magnifiques assiettes Marimekko que M. et moi utilisons avec bonheur pour des occasions culinaires un peu particulières. Je craquerais bien aussi pour cette théière (c'est bientôt Noël, si quelqu'un que ça intéresse me lit...).

lundi 31 octobre 2011

De mes dix doigts

Je suis le genre de personne qui aimerait savoir tout faire, mais qui n'a aucun talent particulier et n'est spécialement douée en rien (à part dans mon boulot j'espère !). J'aime prendre des photos, mais je suis rarement satisfaite de mes clichés ; j'adore cuisiner, mais je me contente souvent de suivre bêtement une recette ; je n'ai pas touché à ma guitare depuis au moins 5 ans ; ma mère m'a appris à tricoter il y a un an, mais je n'ai pas encore fini un seul vrai ouvrage (pareil pour la couture, mais ça devrait bientôt changer, j'espère...). Peut-être aussi parce que cette envie de vouloir tout faire me pousse souvent à m'éparpiller et à papillonner de projet en projet. Dieu sait pourtant que j'en ai des projets, notamment pour redécorer notre appartement, mais je trouve toujours autre chose de mieux à faire, comme si quelque part, j'avais peur de ne pas réussir et j'abandonnais avant même d'avoir commencé....

Alors forcément, quand je découvre que Lucky, l'auteur du blog 365 Lucky Days, a décidé de créer une œuvre chaque jour (et qu'elle s'y tient !), je suis à la fois admirative et un chouia déprimée...





Mais ça me donne aussi envie de terminer tous ces projets qui me trottent dans la tête depuis des lustres ! Stay tuned...

La première photo a été prise au Super Market en mai dernier, un endroit qui fourmille d'idées et qui donne envie de se servir de ses dix doigts (et de soutenir de jeunes créateurs très doués).

jeudi 22 septembre 2011

En anglais, c'est une "custard tart"

Je ne suis pas très viennoiseries - sauf quand on m'en apporte gentiment pour le petit déjeuner. Quand je vais dans une boulangerie, les croissants, pains au chocolat et autres brioches me font rarement envie (ça changera peut-être quand j'irai à la boulangerie Du Pain et Des Idées* et que je goûterai leur fameux escargot pistache-pépites de chocolat). D'aussi loin que je me souvienne, ça a toujours été comme ça. Alors que ma sœur se réjouissait de pouvoir déguster son éternel croissant aux amandes, je me contentais souvent d'un pain au chocolat, par défaut. Jusqu'au jour où mon père nous a emmené chez Boubourg, petite pâtisserie nantaise tout en longueur où il allait déjà étant petit. Mon père a demandé un flan, et quand ce fut à mon tour de passer commande, comme je ne savais pas quoi dire, j'ai aussi dit "un flan". Mme Boubourg - dont j'ignorais le nom, mais qui est devenue Mme Boubourg après cette première visite - a demandé si on le voulait saupoudré de sucre glace. Mon père a dit "oui", puis s'est tourné vers moi. Encore une fois, ne sachant pas quoi dire, j'ai répété la réponse de mon père.

Chez Boubourg, les flans étaient ronds (un peu comme les custard tart justement), on aurait dit des tartelettes. Ils tenaient parfaitement dans la paume de la main, et c'était bien pratique pour les manger. Je ne me rappelle pas vraiment de leur goût, ni de leur texture, mais je sais que mon amour du flan a commencé ce jour-là. Souvent, en mordant dedans, le sucre glace voletait sur mon nez ou mes joues, ça je m'en souviens. Je n'ai jamais vu des flans de cette forme nulle part ailleurs et on ne m'a jamais plus proposé de saupoudrer mon flan de sucre glace. Boubourg est fermé depuis une bonne dizaine d'années maintenant et quand je passe devant ce qui était autrefois la boulangerie, je ne me peux m'empêcher de repenser à ces petits flans...

J'ai mis un bon moment à découvrir une bonne boulangerie dans mon quartier. Certes, il y en a plusieurs, mais il a fallu que je m'éloigne un peu de l'appartement pour découvrir celle qui me satisfait vraiment. Un peu chère peut-être, mais on y fait de très bons pains et, cerise sur le gâteau, un flan pâtissier à tomber. Hier, en fin d'après-midi, je suis allée chercher une boule de pain, et sur le chemin de la boulangerie, j'ai repensé à leur très bon flan. Ni une, ni deux, j'en ai acheté deux parts pour le soir, le plus difficile allant être de ne pas manger la mienne avant que M. n'arrive. Après un repas constitué de nems, d'une salade de cresson et de riz parfumé à la coriandre, j'ai sorti les flans du frigo pour enfin révéler la surprise à M. Ils étaient parfait : bon petit goût de vanille, pas trop prononcé, texture fondante, croûte dorée et fine, pâte légèrement croustillante. Et rien que pour ça, je veux bien marcher des kilomètres (ou presque)...

Le flan de la première photo est celui de l'Autre Boulange, ma nouvelle boulangerie donc. Sur la seconde photo, c'est celui de chez Pierre Hermé : il est probablement plus cher (je ne me souviens plus du prix), mais vraiment délicieux (même si, à choisir, je crois que je préfère le premier, plus "classique"). Au fait, vous n'auriez pas une bonne recette de flan par hasard ?

* Mingou me fait très envie à force d'en parler....

samedi 10 septembre 2011

Shä, Salomé et la librairie du grand chat gris

Parfois, quand je rentre à l'appartement, j'aime faire un détour et passer devant la librairie du grand chat gris. Je guette dans l'espoir de l'apercevoir. Entre les scooters en face de la librairie, entreverrais-je un petit bout de queue ? Sous la pancarte du magasin, verrais-je ses jolies pattes grises dépasser ? Ou s'il y a un rayon de soleil, pourrais-je l'admirer faisant bronzette dans la vitrine ? Je le trouve tellement joli que c'est lui qui m'a fait passer la porte de cette librairie pour la première fois. Et qu'elle ne fut pas ma surprise de le voir étaler de tout son long sur le présentoir de livres du rayon jeunesse ! Depuis, je reviens régulièrement acheter des livres, même quand le grand chat gris n'est pas là. Parce que j'aime l'atmosphère qui s'y dégage, la gentillesse et la disponibilité des vendeuses, et parce que dans la mesure du possible, je préfère donner aux petits commerces de quartier plutôt qu'à la Fnac (ma maman a travaillé plusieurs années dans une librairie qui a fermé peu de temps après que la Fnac n'arrive à Nantes...).

Samedi, après une petite balade sous un soleil de plomb (vivement l'automne, et l'hiver !), je demande à M. - dont les pieds souffrent de méchantes ampoules - si ça ne le gêne pas de passer faire un petit tour à la librairie. Dans une caisse, sous un présentoir de livres près de l'entrée, le grand chat gris fait la sieste. Je n'ose pas le caresser et je me dirige vers le rayon BD dans l'espoir de trouver ce que je cherche : ils ont Shä et Salomé, trop bien ! Je vérifie l'état de la couverture (c'est une de mes (nombreuses) petites manies), je feuillette quelques pages et je me dirige vers la caisse, le livre serré contre ma poitrine. Après avoir payé, avant de quitter la librairie, je ne peux m'empêcher de me baisser et de caresser le grand chat gris dans sa caisse. Même si je retrouve Mako dans deux minutes, quand je vois un chat, je ne peux résister.

À peine rentrée, je m'installe confortablement sur le canapé et je dévore Shä et Salomé. À la simple lecture du "je dédie ce livre" de Anne Montel, j'ai su que j'allais aimer :) Je souris (et ris) beaucoup, je m'étonne (je ne pensais pas apprendre les origines de Street Fighter !) et surtout, j'admire. Les aquarelles, le trait fin et délicat, les splendides couleurs d'automne, les arc-en ciel et les rêves coloriés comme des dessins d'enfants. J'aime les bons petits plats, le côté geek, les bottines et le dénie de rousse de Salomé ; les tests féminins, l'obsession des poneys, le chapeau et les comptines improbables de Shä... En fait, j'aime tout, à tel point que j'ai envie de le relire tout de suite et que je rêve de me mettre à l'aquarelle pour remplir ma vie de ses jolies couleurs.

Si vous ne connaissez ni Anne Montel, ni Loïc Clément (son scénariste, tout aussi talentueux) foncez découvrir son blog et le leur. Et si vous êtes charmé (mais comment ne pas l'être !), je vous conseille vivement de vous offrir Shä et Salomé.

lundi 29 août 2011

Stockholm à travers mes yeux - et les tiens (2)

Il m'aura fallu plus d'un mois pour faire le tri parmi le reste de nos photos, donc without further ado - je ne sais l'expliquer, mais j'adore cette expression anglaise - voici la fin de nos aventures stockholmoises !

Vendredi : Nous décidons d'aller nous balader dans Södermalm, au sud de Gamla Stan. Cette île qui abritait autrefois les quartiers pauvres de Stockholm est aujourd'hui le quartier branché de la ville. Le matin, nous suivons - plus ou moins - une balade proposée par notre guide, histoire de découvrir les secrets du nord de Södermalm. À la fin de cette balade, Cornelisparken, un tout petit parc qui surplombe Katarina Vägen et offre un magnifique point de vue sur Djurgården et Gamla Stan. Nous y sommes restés une bonne heure à lire sur un banc. Une très belle surprise !










Nous allons ensuite déjeuner chez Herman's, adresse repéré sur le blog de Guillaume Long. Ce restaurant végétarien propose un buffet à volonté ainsi qu'un barbecue (aussi à volonté), mais attention à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre, comme moi... Tout est délicieux, et les pâtisseries sont également à tomber. Bref, un vrai coup de cœur, autant pour la cuisine que pour l'endroit et la magnifique vue. Si vous allez à Stockholm, n'hésitez pas !








Après ce repas bien copieux, nous continuons de découvrir Södermalm et nous dirigeons vers SoFo, le quartier bobo de l'île. Petite déception, nous trouvons le quartier bien vide et nous ne nous éternisons pas...





Puis direction Vita Berget jusqu'à Sofia Kyrka qui surplombe ce quartier. Pour y arriver, nous empruntons les rues de cet ancien quartier d'artisans pauvres. La route n'est pas bétonnée et presque toutes les maisons ont été conservées comme au début du siècle.








Belle surprise de notre semaine, le quartier de Maria, toujours à Södermalm. La jolie place Maria Torget et sa fontaine, les rues pavées à l'ancienne, les beaux bâtiments colorés (je crois que le bâtiment rouge avec la passerelle est celui du journal Millenium dans le film du même nom), et surtout, la promenade Montelius Vagen avec d'un côté, des palissades peintes dans ce fameux rouge, et de l'autre, une vue imprenable sur Stockholm.





Samedi : Nous passons la matinée un peu en dehors du centre-ville, dans le cimetière Skogskyrkogården, classé au patrimoine de l'Unesco. On est très loin du Père-Lachaise : l'espace est gigantesque, boisé, et très ordonné. Et surtout, on ne croise presque personne !












Après un repas plus qu'oubliable au restaurant à l'étage d'Östermalm Saluhall (contrairement au Petit Futé, je vous déconseille d'aller y déjeuner !), nous allons faire un peu de shopping histoire de ramener des petits souvenirs. Nous nous rendons notamment à Nordika Companiet, l'équivalent de nos Galeries Lafayette.





Notre journée se termine par une balade sur Skeppsholmen, petite île sur laquelle se trouvent notamment le musée d'art moderne et l'Af Chapman, ce fameux trois-mâts transformé ne auberge de jeunesse.








Ce soir-là, nous découvrons qu'il y a en fait deux lapins près de chez nous ! Il faut dire que ça nous semblait étrange de toujours croiser le même tous les jours...


Dimanche : Nous passons notre dernière journée stockholmoise au Millesgården, le jardin-musée consacré au sculpteur Carls Milles et situé à Lidingö. Nous sommes très vite surpris par la pluie et en profitons pour aller admirer l'exposition consacré à Björn Wessman à l'intérieur du musée. Une fois le beau temps revenu, nous pouvons enfin explorer ce magnifique jardin et découvrir les sculptures de Carl Milles. La plupart de ses œuvres étant exposées aux quatre coins du monde, il les a refaites à différentes échelles pour peupler ce musée qu'il a ensuite offert aux Suédois.












Délicieux déjeuner dans le restaurant du musée. Un peu cher certes, mais pour notre dernier jour, on a envie de se faire plaisir ! M. a envie de viande et déguste une côte de porc au barbecue tandis que je tente une spécialité locale, les œufs de poisson. Je ne suis pas déçue, c'est exquis !





Nous terminons notre visite par la maison de Carl et Olga (sa femme, peintre) Milles. Nous y découvrons l'atelier du sculpteur, ses collections de sculptures antiques et d'objets d'art en tout genre, et derrière la maison, un charmant petit jardin. Parmi toutes les pièces de la maison, j'ai particulièrement aimé la cuisine, ses carreaux peints à la main, son vaisselier peint par Olga pour rappeler les motifs des carreaux, et cette jolie petite table près de la fenêtre ronde, là où ils devaient déguster leur petit-déjeuner...











Rencontre inattendue dans le métro en rentrant.


Pour notre dernière soirée, nous décidons de retourner chez Herman's. Le buffet est un peu plus cher le week-end, en particulier le soir, mais cette fois-ci, nous arrivons à temps pour déguster les légumes au barbecue ! La vue est encore plus belle dans le soleil couchant, la nostalgie se fait sentir, nous prenons les dernières photos... Stockholm, tu me (nous) manques déjà.








PS : Aurez-vous remarqué que M. a pris la même tarte les deux fois où nous avons mangé chez Herman's ? Quand j'ai proposé que nous y retournions, il en salivait déjà d'avance !