lundi 30 août 2010

J'achète (ou non ?)

Acheter. Pourquoi pas, ça me fait envie. Mais en ai-je vraiment besoin ? J'ai un peu moins travailler ce mois-ci, alors non. Mais j'ai des économies de côté quand même, je peux bien craquer un peu. C'est un tout petit truc, ça ne coûte pas grand chose. Oui, mais un tout petit truc qui ne sert à rien, et dont je peux me passer. J'ai bien le droit de me faire plaisir, je travaille dur pour quand même. Etc...

Voilà les nombreuses questions et hésitations qui envahissent mon petit crâne au moment d'un achat, surtout ces derniers temps. Mes premiers impôts, la taxe d'habitation, une période professionnelle un peu creuse, tout ça n'arrange pas la situation. Je réfléchis avant chaque achat, un peu trop. Parfois, je n'ose pas et je passe à côté de jolies choses et de petits bonheurs. Ça m'arrive, moins souvent qu'avant, heureusement. Bien sûr, je ne peux m'empêcher de me demander si c'est un achat utile (surtout en matière de vêtements), mais après tout, ce sont les achats les moins utiles qui font le plus plaisir, non ? Je n'ai pas besoin de lire, ni de regarder des films, mais la vie serait bien triste sinon. Je n'ai besoin ni de jolies décorations, ni de petits bibelots, mais l'appartement serait bien vide sans ça. Je n'ai pas besoin de jus de yuzu, d'un énième thé vert ou de chocolat à la pointe de sel, mais un petit plaisir culinaire, c'est toujours un grand plaisir dans la (ma) vie.

Il y a peu, je suis passée chez Junku, vous savez la librairie lieu de perdition japonaise située rue des pyramides (je voulais aussi enfin prendre un goûter chez Zenzoo, mais c'était fermé). J'ai déambulé dans les allées pendant plus d'une heure, j'ai fait des allers-retours entre mes coins préférés de la librairie, avec toujours ces mêmes hésitations en tête, toujours cette envie de me réfréner. Et puis, après cette longue valse fatigante, j'ai secoué la tête, j'ai serré contre moi ces quelques petites choses que j'avais dans les mains, et je me suis dirigée vers la caisse, enfin sûre de ne rien regretter.



En plus de ce mini puzzle Totoro, j'ai acheté un peu de papier japonais, en vue d'un projet actuellement en cours (donc achat utile !).

PS : Parfois, mes achats ont beau être réfléchis, ils ne correspondent finalement pas à mes attentes. Hier, j'ai donc fait un grand rangement dans mes placards : certaines choses sont parties chez Emmaüs, d'autres, encore en très bon état, m'ont poussé à ouvrir un vide-dressing. Si vous voulez y jeter un œil, c'est par ici.

samedi 28 août 2010

Un petit escargot

J'ai découvert cette adorable vidéo hier et elle m'a tellement plu que je ne peux pas résister, je dois vous la montrer. Elle est drôle, touchante, poétique, et le petit personnage est vraiment choupi. Ça m'a fait penser à l'histoire de Toto l'escargot que ma mère me racontait quand je faisais des cauchemars petite... J'avais beau la connaître par cœur, le simple fait qu'elle me la raconte dans le creux de l'oreille, en me serrant contre elle, suffisait à me rassurer.

video

La vidéo est signée Dean Fleischer-Camp et vous pouvez la visionner aussi ici, en plus grand. Pour info, la voix fluette de Marcel, c'est celle de Jenny Slate, une actrice et comique américaine surtout connue pour ses sketches dans le SNL. Malheureusement, il n'y a pas de sous-titres, mais même si vous ne comprenez pas tout, ça vaut le coup d'œil !

mercredi 25 août 2010

Arrêt sur image

Je suis une grande cinéphile, mais même si j'aime beaucoup regarder des films à la maison, vautrée dans mon canapé ou lovée dans les bras de M., comme beaucoup je suppose, ma préférence va aux salles obscures. Un film, c'est à voir sur grand écran, dans le noir, parmi une foule d'inconnus, du moins selon moi. Pour l'atmosphère, pour cette sensation agréable d'être seule face à l'écran, même si d'autres sont là, et puis, pour un court instant que j'aime particulièrement.
Cet instant qui dure à peine une seconde, lorsque le titre du film apparaît sur l'écran. Comme pour nous dire : "ça y est, le film commence, vous pouvez vous mettre à l'aise dans votre siège et vous délecter de ces quelques heures, plongés dans le noir." Quand c'est un film que j'ai envie de voir depuis longtemps ou dont j'espère beaucoup, ce seul instant peut me donner des frissons et me fait toujours esquisser un sourire. Comme si j'avais besoin de cette confirmation écrite pour savoir que je vais bien voir ce film, et pas un autre...

Dernièrement, j'ai revu avec plaisir :





Et vu pour la première fois :





J'ai adoré The Young Victoria (je suis un peu amoureuse de Rupert Friend depuis Chéri je crois...), et beaucoup aimé The Private Lives of Pippa Lee et Precious (même si certains passages sont très durs). New York, I love you (comme Paris, je t'aime en fait) était inégal, mais certains courts sont très bien (notamment celui avec Orlando Bloom et celui avec Anton Yelchin).

Et puis, je redécouvre une série de ma jeune adolescence avec énormément de plaisir :

Je m'en souviens comme si c'était hier : je tombais sur les épisodes par hasard et je les regardais sur la mini télé dans la cuisine de ma mamie... Cette cuisine qui me rappelle la délicieuse tarte aux pommes, le chocolat lindt caché dans le placard, la dégustation des noisettes cueillies dans le jardin, la tapisserie à fleurs, ma première gorgée de café (détesté à l'époque), le bourru et les noix, les confitures maisons tartinées sur les cracottes, et aussi le panier de mon premier amour, Vesta, la petite setter de papi...

J'ai trouvé la plupart de ces captures d'écran sur Movie Titles !!, un site qui m'a fait perdre pas mal de temps il y a deux jours et grâce auquel je me suis souvenu de beaux moments de cinéma.











Petite anecdote rigolote : la première fois que j'ai vu Billy Elliot, ce n'est pas ce titre qui est apparu à l'écran au son de T-Rex, mais The Dancer.

vendredi 20 août 2010

Derniers rendez-vous avec F.

Je vous ai déjà parlé de F. avec qui je partage une passion pour les bons repas et les longues balades (ça aide à digérer !). Cela fait plusieurs mois maintenant que nous voulions déjeuner chez Tartes Kluger, dans le Marais. La première fois, nous nous y étions rendu guillerets un dimanche midi pour découvrir une fois devant le restaurant que celui-ci n'ouvrait exceptionnellement pas pendant quelques dimanches... Quelques semaines plus tard, nous nous donnions rendez-vous un samedi midi (pas de mauvaise surprise) pour enfin pouvoir nous gaver délecter de tartes. Pas de chance, je tombe malade et je suis obligée d'annuler. Finalement, nous avons enfin pu nous y rendre il y a un mois environ. Comme on dit, jamais deux sans trois, et la troisième tentative fut en effet la bonne.



La porte est ouverte, on hésite à rentrer dans ce lieu vide d'où se dégage malgré tout une atmosphère chaleureuse. Une jolie jeune femme blonde derrière le comptoir nous invite à nous asseoir, on choisit une place près de la vitre sur la grande table, pour se délecter du soleil. On profite tous les deux du vide du lieu pour prendre quelques photos et découvrir le coin librairie mis à disposition par la Cocotte. On se sent comme à la maison, on se met à l'aise, on discute de tout et de rien en attendant les plats. Un couple et leur petite fille viennent remplir les lieux, suivis par deux amies américaines (je crois).
Les assiettes sont bien garnies et appétissantes, je reste dans le classique avec une tarte ricotta épinard (parsemée de sésame), accompagnée d'une salade et d'un très bon gaspacho. F. lui déguste une tarte poulet curry madras, très bonne d'après ses dires. Vient le choix cornélien du dessert, pour lui comme pour moi puisque nous sommes d'éternels gourmands. On décide de partager : bien vu, la tarte fruit de la passion-noix de coco-noisette est assez sucrée et forte en goût ; la douceur de la tarte crumble aux pommes contrebalance bien. Le repas se termine doucement, sans se presser, avec quelques aller-retours (pour moi) au coin librairie, et quelques autres photos. Au moment de payer, comme d'habitude, F. rechigne à me laisser l'inviter. On se dispute gentiment devant la serveuse qui esquisse un sourire devant notre (habituelle) danse de l'addition.













La semaine suivante, je décide d'inviter F. prendre le goûter chez Ladurée pour un évènement spécial, son départ aux États-Unis pour un an. Il est 17h30, certaines pâtisseries ne sont plus disponibles (notamment le St Honoré fraises pistaches qui me faisait envie), rien de grave. Le décor est un peu étrange, mélangeant inspiration chinoise et grande fresque tropicale. Un couple d'anglais déguste un thé dans un ravissant service. J'en aurais bien commandé un rien que pour admirer cette jolie tasse sur notre table, mais la chaleur me fait préférer une limonade. L'atmosphère est agréable dans cette pièce baignée de lumière, on s'échange quelques cadeaux, on discute des derniers préparatifs du départ et de cinéma.
Un couple s'assoit à la table d'à côté pour repartir deux minutes après avoir consulté la carte (trop cher ?) ; deux jeunes femmes les remplacent, apparemment habituées du lieu et semblant avoir déjà goûté de nombreuses pâtisseries (notamment les nouveaux cupcakes dont je ne sais que penser...). Et puis, un gâteau surmonté de bougies apparaît : on fête l'anniversaire d'une petite fille à la table du fond. Je suis jalouse, elle a droit au fameux St Honoré fraise pistaches, en grand en plus. Je plaisante en disant qu'il faudra fêter mon anniversaire ici l'année prochaine, F. est d'accord, ce sera l'occasion rêvée pour revenir. Le temps passe à une vitesse folle, il faut partir, mais pas avant d'avoir acheté quelques macarons pour nos proches (j'ai un gourmand à la maison). Un goûter parfait donc, même si avec F., peu importe l'endroit, ça l'est toujours. Un an, ça va être long...














Parmi les nouveaux parfums : mimosa, très subtil et étonnant, et fruits rouges, qui n'était plus disponible (mais tentant). Et toujours mes favoris : pistache, citron, noix de coco (j'aime beaucoup pomme verte aussi). M. m'a fait remarquer qu'ils n'étaient pas avares sur la ganache, et c'est vrai. La qualité et la quantité, que demander de plus !