
Je n'étais jamais allée au Trabendo, j'ai beaucoup aimé l'agencement de la salle, un peu biscornue, qui permet aux gens de s'asseoir un peu partout, de se caler dans un coin, de prendre de la hauteur, tout en étant quand même près de la scène. Avec M., on s'est mis au deuxième rang, derrière deux garçons à mèche, décision que j'ai regrettée très vite, une de mes oreilles ayant passé une bonne partie de la soirée à se boucher et à se déboucher (les enceintes étaient au-dessus de nos têtes). À part ça, et à part un son pas toujours très au point (c'est la deuxième fois de suite, après le concert de She and Him fin avril, je dois porter la poisse), le concert m'a ravie.
En première partie, le groupe The Kissaway Trail, (des danois, et non des australiens, comme nous le supposions) ont assuré le show comme des bêtes. Ça faisait longtemps qu'une première partie ne m'avait pas autant enthousiasmée : j'ai aimé les deux voix qui chantaient en harmonie, le chanteur/pianiste à la coupe et aux lunettes de geek, le chanteur/guitariste à l'aura mystérieuse, le tambourinettiste (jouait-il d'autre chose ?) à l'énergie folle. Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais le batteur m'a hypnotisée. Enfin, ses gestes : j'ai regardé fixement ses bras crispés sur ses baguettes, ses pieds battant le rythme, sa mèche qui lui tombait devant les yeux. Je pense souvent que le batteur est le cœur d'un groupe, et dans le cas de The Kissaway Trail, ça m'a semblé encore plus vrai. Pour moi, c'est son instrument qui menait complètement les chansons. Et puis j'ai bien aimé découvrir un énorme trou au dos de son tee-shirt lorsqu'il a rangé son instrument à la fin du concert : moi qui me disais justement qu'il faisait autant de sport que de musique finalement...
Puis est arrivé The Temper Trap et son charismatique leader, Dougy Mandagi (le nom sonne moins bien par contre). The Temper Trap, c'est avant tout sa voix, en tout cas c'est ce qui m'a séduite en premier lieu. Et de ce côté là, rien à redire : la voix est bien présente et tout aussi maîtrisée que sur le CD. Heureusement, le groupe n'est finalement pas qu'une voix, tous les autres musiciens sont des pros et assurent (mention plus plus au bassiste qui chante aussi et dont l'implication et la présence m'ont beaucoup plu). J'ai aimé les envolées lyriques et l'élégance du chanteur, le bassiste qui m'a rappelé très fort quelqu'un (mais je ne sais plus qui) et son petit chignon qui a fini par lâcher, les échanges avec le public, en français et en anglais ("we're gonna kill those fucking mosquitoes"), le chanteur qui se met à jouer au batteur, le tout arrosé d'une bonne bouteille d'eau, les jeux de lumière,... Un très bon moment donc, même si ce jeune groupe très talentueux aurait selon moi mérité un meilleur son...
"Sweet Disposition", chanson la plus connue du groupe, que j'ai découverte dans Skins.
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